Il y a une vérité profonde et rarement explorée dans cette expression : « L’éducation, c’est pour la vie. » Dans le nouveau millénaire, les gens qui travaillent ont l’opportunité de compléter leur éducation, de se remettre à niveau en vue d’augmenter leurs salaires. Peu de gens pensent aujourd’hui que ce qu’ils ont appris au collège suffira pour leur permettre de mieux gagner leur
vie et d’améliorer leur position sociale. Aujourd’hui, chacun sait qu’il
est impératif de se recycler ou, au minimum, connaître les bases de la technologie afin de rester au courant des nouveautés, à l’ère du digital. A un niveau plus profond, peu d’entre nous réalisent ce que signifie vraiment que « l’éducation c’est pour la VIE, » en d’autres termes, qu’il est possible de changer profondément notre
expérience de la vie. Par exemple, cuisiner et manger un plat exotique pour la première fois a le pouvoir, non seulement, de réveiller nos papilles gustatives mais aussi de nous transporter dans des endroits lointains et de revigorer nos corps. Cela peut nous aider symboliquement à nous mettre en contact avec ceux qui ont des pratiques diététiques différentes des nôtres et nous aider à les comprendre. Le rituel impliqué peut mettre en route une transformation de notre existence spirituelle et sociale. Pourquoi est-ce que dans certains groupes culturels on ne consomme pas de viande ? Pourquoi dans d’autres, le fait de manger ensemble est fondamental pour toute expérience festive ? Le repas pris en commun ressert les liens communautaires, il invite les familles et les amis à partager et à se rencontrer. Cette expérience rend chaque participant plus humble. Personne n’a pas son propre plat et chacun doit attendre son tour. Lorsqu’on commence à considérer l’éducation comme un but en soi plutôt que comme un voyage, on rate beaucoup d’occasions d’apprendre. Car c’est cette manière d’apprendre en vivant qui fait de l’existence un art de vivre.
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