Dakar, Le 26 septembre 2002. Le « joola » bateau de navette entre Dakar et Ziguinchor chavire à 150 km des côtes de la capitale
sénégalaise avec 1861 victimes. Ce drame plus macabre que celui du « Titanic » pose l’exigence d’un changement de comportement collectif.
La responsabilité « amânah » (ou dépôt sacré) et la bienfaisance « ihsan » sont les deux socles de valeurs qui peuvent soutenir ce nouveau style de vie.
L’indiscipline vis-à-vis de l’injonction du Prophète Muhammad (PBSL) a causé la défaite des musulmans_ plus nombreux que leurs adversaires_ à la bataille de Uhud. « Ce qui vous arrive vient de vous-même, certes DIEU est Omnipotent » Le Saint Coran Sourate 3 verset 165
* La responsabilité, amânah
Le bon khalife « vicaire » a l’esprit du berger. Le bien être du troupeau est sa préoccupation. Il sait qu’il devra rendre compte à Dieu le jour du Jugement dernier. Ce souci de respecter ce lourd mandat provisoire devant les êtres humains et DIEU l’amène à faire de son mieux (respect des normes de sécurité, procédures et autres engagements).
· La bienfaisance, ihsan
Tout action utile aux hommes peut devenir un acte d’adoration rétribué par Dieu ici-bas et dans l’au delà. L’ihsan c’est « adorer Dieu comme si tu le voyais et si tu ne le vois pas, Lui certainement te voit ». Etre bienfaisant, c’est aimer faire le bien et le bon travail dans les sphères privées et publiques. En effet le Coran dit « je n’ai crée les djinns et les hommes que pour qu’ils m’adorent » Sourate 51 verset 56.
· Suffisance, transgression et ruine
Dés que l’être humain nie l’existence de Dieu, il se croit capable de se suffire à lui-même et s’engage dans le chemin de la ruine.
IL ne suit alors que sa propre conception du monde, son entendement, sa liberté, ses désirs et passions. Le Coran nous donne les exemples des peuples précédents : les Aads, les Thamud, Pharaon, Coré. La réussite matérialiste n’est pas le seul critère de salut au regard de l’Islam. La crise environnementale, économique et sociale internationale actuelle en est hélas une illustration. Elle montre que le quantitatif ne suffit pas à garantir à l’humanité une vie paisible et équilibrée.
Selon l’islam, il y a une correspondance entre conduite humaine et loi divine. Dans cette perspective la sortie de crise passe par :
- une réconciliation d’une Alliance d’écoute et d’obéissance à Dieu.
- Un engagement responsable dans la vie de la cité, en plus d’une confiance en Dieu.
« En vérité, Dieu ne change pas un peuple tant que ce peuple ne change pas ce qui est en lui-même » Le Saint Coran Sourate 13 verset 11.