L'oenographilie
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Publié le : septembre 01, 2007
L'oenographilie
Les enfants collectionnent les Pokémons ou les Winx, les amateurs de vin les étiquettes. Une bien jolie façon de pérenniser le plaisir de la dégustation.
Un prétexte à des sorties épicuriennes, à la découverte, à l’échange et aux relations humaines qui se créent entre collectionneurs.
Ils sont près de 900collectionneurs pour deux associations : Bourgogne oenographilie et Lyon oenographilie. Les réunions se déroulent dans les caves au gré de leurs envies.
Une sélection en 3 catégories : les AOC, les vins de pays et les VDQS. Une deuxième sélection : Domaines, Châteaux, caves, millésimes et imagerie et thématique.
Imaginez, un collectionneur suisse détient 3500 étiquettes de la cuvée « An 2000 ».
Certaines sont de véritables chefs d’œuvre. Les créateurs d’étiquettes sont aujourd’hui des graphistes renommés, des publicitaires confirmés, ou des artistes tels que Di Rosa, Ben, Sonia Rykiel…
« Rien ne s'achète... Rien ne se vend ... »
TOUT S'ECHANGE, de gré à gré entre les intéressés »
Tout est dans le « troc ». Mieux vaut avoir une étiquette de Romanée-Conti ou de Châteaux Margaux millésimées. Une inquiétude plane sur ce petit monde. Les brocanteurs vendent des étiquettes aux puces de Saint Ouen, et dans certaines caves elles se vendent au même titre que le vin.
Ils espèrent que le « troc » restera longtemps la spécificité de l’oenographilie et qu’ils resteront des collectionneurs ludiques et passionnés. Les puristes de l’étiquette veulent être à l’abri de toute forme d’évaluation. Ils ne souhaitent pas voir leur passion se transformer en spéculation.