Une petite lueur d’espoir brille encore à l’horizon. Alors que
le receiver-manager de l’usine de textile Manupan, Raj Gangoosirdar, avait annoncé à la mi-journée
hier que le sort était jeté, les autorités
ont tout mis en branle pour une ultime chance de survie. Des négociations ont été ouvertes avec de nouveaux
repreneurs, un consortium d’hommes d’affaires mauriciens et français.
Le sort des 297 employés est donc toujours dans la balance. &
laquo;Je suis confiant. Il y a encore des possibilités&
raquo;, confiait le ministre du Travail, Vasant Bunwaree, à l’express durant la soirée. Et de souhaiter que «les ouvriers nous laissent encore un peu de temps, qu’ils jouent le jeu avec nous».
Car si les propriétaires de Café Coton, les
éventuels repreneurs, s’étaient retirés de la course, tel n’est a priori pas le cas pour leurs partenaires dans cette affaire. «Il y a d’autres acquéreurs éventuels. Café Coton était avec d’autres investisseurs qui veulent continuer les négociations», déclare Vasant Bunwaree.
Certains d’entre eux ont d’ailleurs rencontré les autorités hier après-midi et souhaiteraient reprendre les opérations tout en conservant les acquis des employés. L’usine dispose de commandes jusqu’au mois de mai.
Dans un effort de faciliter les démarches des éventuels repreneurs, plusieurs ministères (Finances, Industrie et Travail) ainsi que des organismes parapublics (Banque de développement, Enterprise Mauritius, entre autres) se sont concertés hier. Cela en vue de mettre sur pied toute une panoplie de mesures avec l’objectif d’offrir un soutien à ces éventuels repreneurs.
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