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Résumez la connaissance humaine sur Shvoong

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Samedi Plus

par : Bizy    


Il a 27 ans et a déjà un lourd palmarès dans le milieu carcéral. Drogué depuis son adolescence (17 ans), ce jeune homme a
été jusqu’à présent, douze fois emprisonné pour des délits de drogue. Relâché par ces siennes, sous caution, tout récemment, après avoir purgé une peine de trois mois à la prison de Beau Bassin.
La drogue, les bagarres, les règlements de comptes… il existe de tout dans ce milieu que l’on appelle la prison. Pour y survivre, l’on doit s’adapter aux ‘lois du plus fort’. « La prison c’est un monde de dictature ou l’on doit céder devant le plus fort. Si refizé, capav pa trouv soleil dimain… », déclare Mevin. Ce jeune homme a passé plus d’une quarantaine de mois derrière le barreau pendant ces dix dernières années. Il a connu pour la première fois les horizons de ce milieu à l’âge 17 ans. Et depuis, il est devenu un habitué du barreau. Souvent condamné pour des délits de drogue, ce jeune homme a sillonné presque toutes les prisons de l’ile pour son jeune âge.
Les journées semblent être simples et faciles lorsqu’on écoute son quotidien : ouverture de la porte à 5h30 h. Faire sa toilette, nettoyer sa cellule, manger et trouver de quoi pour passer sa journée jusqu’à 15 heures dans la grande cour qu’il dit ressemble à un immense jardin, avant de regagner sa cellule, ou il est de nouveau emprisonné jusqu’au lendemain. Mais l’image ne ressemble pas à la réalité. Selon Mevin, la réalité serait tout à fait le contraire de ce que l’on voit de l’extérieur : « La prison est une place pourri. On vit que des moments de souffrance là-bas. Il existe de tout ce que l’on peut imaginer de pire dans ce monde ».
L’accès aux drogues est bien plus difficile dans l’enceinte de la prison que dans la communauté. Toutefois, selon notre interlocuteur, les drogues sont facilement disponibles en prison pour ceux qui en souhaitent - principalement du cannabis, de l’héroïne et des substances médicamenteuses (subutex), et tout peut être obtenu en échange d’un paiement. Et les formes de paiement autres que l’argent sont très utilisées : échange de services (prostitution, nettoyage de la cellule) ou de biens (cartes téléphoniques, tabac) ou participation au trafic de drogues.
Les prisonniers font état de disparités importantes en termes de qualité, de continuité et de prix des drogues au sein des prisons. Selon notre habitué de la prison, le prix des drogues est deux à quatre fois inférieur qu’à l’extérieur. En effet, le cout d’une dose d’héroïne équivaut à dix cigarettes à la prison. « La drogue n’est pas une casse tête pour les prisonnier, particulièrement à la prison de Beau Bassin. On n’a qu’à passer la commande et c’est disponible. Mais comme rien n’est gratuit, le prix fort pour obtenir celle-ci est la cigarette. Et cela s’achète selon la dose de la drogue : vous pouvez obtenir du ganja contre trois à cinq cigarettes et cela, peut import la marque. Un morceau de subutex, à cinq ou sept cigarettes et pour une dose d’héroïne, c’est fixe. Vous l’obtenez uniquement en échangeant un paquet de cigarette. »
Différents moyens permettent de se procurer de la drogue en prison. Tous les contacts avec le monde extérieur sont autant d’occasions pour faire entrer de la drogue en prison : au cours des visites (dans les vêtements des visiteurs, dans de la nourriture), des transferts ou trajets au tribunal pour le procès, à la suite d’une permission, par courrier (colis). Les drogues cachées dans des sacs en plastic peuvent être également lancées au-delà des murs de la prison. Elles font également l’objet de contrebande par le personnel pénitentiaire.
Même son de cloche pour les repas. Seul les ‘boss’ (les plus violents) et ceux qui payent peuvent s’accorder le luxe de trois ou même plus morceaux de viande, poulet et poisons ainsi qu’un plat de équitable. « Le repas est également un luxe qui n’est pas à la porté de tout le monde. Il y a beaucoup de détenus qui en souffrent énormément de cette discrimination. Nous somme jugés par la gravité de notre délit à la prison. Tant le délit est grave, tant vous êtes mieux côtoyer et respecter. Et cela dit que vous êtes également mieux nourris. Mais si vous purgé une peine de six ou un an, vous êtes un faible. Pour avoir de bonne nourriture, il vous faudra payer le chef de la cuisine qui est également un prisonnier. Cela ce fait soit par le tabac ou une dose d’héroïne...
Outre des cette discrimination que certains doivent faire face régulièrement dans le milieu carcéral, les heures du repas sont également les heures vulnérables du bagarres. L’heure du regroupement, certains détenus profitent de ces moments pour rigoler entre eux. Souvent des rigolades qui se terminent en bagarre sanglante. « C’est a ce moment précis que l’on peut voir les armes des prisonniers comme le ‘pik-demon’. Ceci est fabriqué par un fil en cuivre que l’on obtienne dans la chasse d’eau de la toilette. Cette arme peut être mortelle si le cout est violent », explique-t-il. Ces petites bagarres mènent souvent à des chocs inoubliable : « Zot capav viol ou si ou repond zot dans la cour. Surtou si ou finne repon ene ‘boss’… c’est ene zafer frequent d’ailleurs dans prison. »
Publié le : septembre 06, 2008
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