Le Monde
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Publié le : avril 02, 2008
Pays-bas ou l’attirance vers l’intolérance.
Ce pays est la société qui le compose est jugé comme tolérante, mais depuis le film « Possession » de Theo Van Gogh jusqu''à la diffusion de « Fitna » par le député populiste de droite Geert Wilders, les tensions dans certains quartiers sont palpables. Geert Wilders avec ce film intitulé « fitna » amalgame des images d’exécutions sommaires et des actes terroristes avec des lectures de sourates du Coran. Dans un contexte déjà marqué par l’assassinat de l’arrière-petit-neveu du célèbre peintre « à l’oreille cassée » par un musulman qui avait sombré dans le fondamentalisme religieux ; les Néerlandais s’inquiètent de la grande confusion qu’instigue ce film entre religion, immigration, délinquance et terrorisme.
Un sociologue dénonce d’ailleurs depuis déjà plusieurs années une intégration en demi-teinte des musulmans, même si les lieux de culte, les écoles coraniques et les droits sociaux étaient financés par les subventions de l’état, ils ne leurs étaient permis d’interférer dans la vie publique du pays. Les 850 000 musulmans représentant 6% de la population néerlandaise suivant cette réalité ne pouvait que difficilement trouver leur place en prônant une vaste tolérance mais une faible intégration dans le pays.
Aussi, l’épisode de la député néerlandaise Ayaan Hirsi Ali, co-scénariste du film « Possession » a fait qu’aviver les tensions en 2004, même si la liberté d’expression est fondamentale, les vifs échangent qui sont souvent liés aux questions religieuses mérites d’être traité avec respect. Aussi, Madame Hirsi Ali a trouvé refuge aux Etat-Unis, les pressions et menaces qui lui étaient faites ne garantissaient plus sa sécurité au Pays-Bas.
Tous ces événements n’ont fait qu’accentuer la malaise que les Pays bas traversent même si nombre de néerlandais s’entendent quelle que soit leur religion. Il est vrai que ces épisodes publics n’arrangent les problèmes d’intégration et augmentent les dissensions. Paul Schiffer, un sociologue dit vouloir essayer de trouver un modus Vivendi auquel aspire la majorité des habitants de ce pays. Deux moments forts aux travers des débats auxquels il a participé montre qu’une néerlandaise pleurait car elle ne reconnaissait son quartier qui abrite maintenant une mosquée. Et qu’une Marocaine se disait angoissé de voir ses enfants grandir dans une société très étrange. Il rêve de pouvoir un jour rapprocher ces deux femmes.
A contrario, le député Geert Wilders réclame l’arrêt de l’immigration, la fin de la construction des mosquées et la suppression des subventions aux écoles coraniques. Même si des radicaux islamismes sont présent est ne disent respecté les lois néerlandaises, d’autres voies s’élèvent afin que les règles ou lois d’un pays doivent être respectés afin que chacun et chacune vive le mieux possible.
Toutefois, la stigmatisation des heurts ou affrontements envers la communauté musulmane ne facilitent un dialogue d’échange et d’investissement personnel propres à faire avancer ces questions.