Etude britannique sur les anti- dépresseurs
L’étude a analysé des produits anti-dépresseurs récents ou autrement dits : des molécules de &
laquo; dernière génération » dont leurs autorisations de mise sur
le marché
ont été validées par la FDA (Food and Drug Administration) l’autorité sanitaire américaine connu mondialement.
Les quatre antidépresseurs concernés sont la fluoxétine (Prozac), la ventofaxine (Effexor), la néfazodone (Serzone), la paroxétine (Deroxat). Cette étude remet en question l’efficacité de ces produits, même si toutefois elle reconnaît que des effets observables sont constatés, même sous Placebo il peut exister un bénéfice. Néanmoins, l’étude réalisée par des scientifiques anglo-saxons constate que hormis pour des dépressions extrêmement sévères, ces anti-dépresseurs n’apportent qu’un faible bénéfice supplémentaire.
Des analyses « bien que peu nombreuses », montraient déjà que les effets positifs de ces médicaments ne survenaient que dans des cas de dépressions sévères. Des essais cliniques avaient d’ailleurs déjà rendu compte de ces observations.
Seulement cette étude a le mérite de rassembler de manière systématique les données disponibles sur ces produits et non de choisir des études allant plutôt d’un sens que dans un autre (exemple : avantages mis en exergue et effets secondaires minimisés, etc.…) Ainsi, suivant une dépression modérée, en premier lieu sera préconisé une psychothérapie et de réserver les anti-dépresseurs dans le cas ou cette prise en charge ne s’avère suffisamment efficace.
Cependant, cette analyse est loin de convaincre en premier lieu les industriels, Ils se méfient des études méta analyses ou (étude exhaustive, reproductible, rigoureuse et quantifiée), le mieux qu’ils préconisent et de laisser la parole aux cliniciens, explique le directeur de Lilly France (Prozac). Il ajoute que depuis plus de 20 ans ce produit a démontré son efficacité… Ces analyses sont quand même pris au sérieux par les industriels mais il ne faudrait toutefois pas que les agences sanitaires ne prennent que la considération du risque sur un éventuel bénéfice.
Il n’en reste pas moins que les laboratoires pharmaceutiques depuis l’arrivé de ces nouvelles molécules ont parfois cédé au triomphalisme. Ainsi, des dizaines de millions d’individus ont consommé ces produits depuis prés de deux décennies. Espérons que cette étude servent à rétablir des tendances « excessives » au vu des manques de bienfaits mis en relief.
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