La perte croissante des emplois industriels en France.
Depuis 2002, c’est plus de 50 000 emplois industriels qui ont été perdues. Il y a encore une quinzaine d’années ces pertes d’emplois étaient liées à des risques récurrents de secteurs déterminés : Le charbon, la sidérurgie, l’armement, le textile. Au vu soit de pénurie de matières
ou de difficultés à les exploiter tant par le fait d’une charge de travail arassant, soit à cause de choix politiques qui ne croyait plus en ces industries. A l’heure actuelle, et suivant une
logique de mondialisation et d’une course effrénée des mutations technologies tous les secteurs sont touchées. Nous pouvons noter que les phénomènes de concentrations d’entreprises se sont aussi accélérés afin d’atteindre des tailles critiques et être ainsi protégé pour un temps de la concurrence.
Les restructurations ne sont font plus uniquement suivant des entreprises et des secteurs en difficultés mais suivant également les logiques de stratégies des entreprises. Ainsi, ces restructurations peut être l’objet de pression de l’actionnariat des sociétés, mais aussi de leurs volontés de se séparer d’une entreprise pourtant rentable mais qui n’entre dans la nouvelle
stratégie de l’entreprise. En exemple : Si une entreprise via une logique de diversification souhaite porté ces compétences et savoir-faire sur un autre produit ou un autre segment plus rentable, il peut logiquement le faire, même si l’entreprise est bénéficiaire.
Pourtant en France, nous avons le dispositif le plus complet en matière d’information et de consultations des partenaires sociaux, demande de plans de reclassement et indemnités compensatrices liées aux pertes d’emplois. D’ailleurs suivant cela, nous avons pu voir quelques responsables essayés de partir avec les outils de productions en fuyant leurs responsabilités.
La loi de Modernisation sociale de Lionel Jospin (en 2002) qui fixait les grandes lignes de ces dispositions et les décrets d’applications de M. Borloo (en 2005) ont apporté des réponses. « Nous disposons d’une palette d’outils et de financement qui permettent d’obtenir de bons résultats. » Lors d’une restructuration les emplois qualifiés peuvent être transférés dans un bassin de PME locales.
La logique qui conduit l’entreprise en cessation d’activité reprise par telle ou telle entreprise débouchent suivant bien des années plus tard, à de nouveau licenciements. Les salariés et groupements syndicaux ne participent pas en effet à la stratégie de leurs repreneurs. Et c’est en cela que le bas blesse.
Une stratégie de reprise doit être réalisée avec tous les acteurs de l’entreprise, du directeur au salarié, en passant par les syndicats et autres élus territoriaux voir nationaux. Or souvent, ces stratégies n’impliquent tout au plus les directeurs nationaux de l’entreprise qui n’a pas grand pouvoir de décision sur le résultat final.
La loi prévoit cependant que les entreprises mettent en place une gestion prévisionnelle des emplois et des compétences ou GPEC ; or il n’y a que très peu d’entreprises qui adhérent à cela. Selon M.Bruggeman, instigateur du projet Monitoring Innovative Resctruturing in Europe ou (MIRE), soit Surveillance innovante des restructurations en Europe précise que la vraie responsabilité des entreprises c’est l’employabilité de leurs salariés. Elles doivent les former au besoin du marché et non pas uniquement à leurs propres besoins.
Les politiques français réagissent souvent alors que la situation est déjà entérinée ou bien va l’être. Tous les partenaires de l’entreprise ainsi que les élus locaux voir nationaux devraient être informé des choix stratégiques de l’entreprise sans que cela ne remette en cause une logique
Plus de critiques à propos de Le Monde