La ville de Paris se voit à nouveau secoué suivant l’attribution de logements à loyer modéré qui ne reflètent pas les prix du marché. L’affaire Bolufer a fait grand bruit, en effet le directeur de cabinet de la ministre du logement, Madame Boutin, s’était vu attribuer il y a plus de 20 ans un logement social ou à loyer libre. Dans un contexte de malaise social ou la situation des sans domicile fixe faisait la une de l’actualité, Jean Paul Bolufer a présenté sa démission à Mme Boutin qui l’a accepté. Mais nombres de logements de ce type prés de 60 000 sont gérés par la capitale de la France.
Aussi, toute la lumière sur la gestion du
parc privé de logements de la capitale reste à faire même si une certaine transparence a été éclairée suivant la gouvernance socialiste.
Il est reproché à l’actuel Maire de Paris, Bertrand delanoe de ne pas avoir suffisamment mis en lumière les critères d’attributions de ces logements. La capitale française est la seule ville a géré un parc de logements aussi important. Les conditions d’attributions se font normalement suivant les revenus des futurs résidents, notons toutefois que le taux de rotation est pratiquement 6 fois moins élevées que sur le marché privé.
De plus, certains élus ou responsables municipaux dénoncent l’attribution de ces logements destinés à des classes moyennes alors qu’ils devraient être réservés aux foyers à bas revenus. En outre, Paris assume de pouvoir loger des cadres dans des conditions qui ne sont pas celles du marché spéculatif, ou marché privé.
Néanmoins, suivant les nouvelles commissions d’attributions afin d’être plus a même de retracer le parcours d’accessibilité aux logements, la lisibilité devient plus claire. Seulement nombres de structures et de filières d’accès restent opaques.
Notons, également que la municipalité contrôle prés de 200 000 logements et que la moitié de ceux-ci échappent à un contrôle rigoureux en raison notamment de logements de fonctions ou autres collecteurs du 1% patronal.
Parc privé légué par l’histoire
Hormis l’Opac qui gère quelque 118 000 logements – sociaux pour un grand nombre –
la ville contrôle plusieurs SEM ou Société d’économie mixte donc les principales étaient propriétés des banques. Dans les années 1930, l’état fait appel a des investisseurs privés pour la construction de logements en leur concédant des baux emphytéotique soit pour une durée de 99 ans. La gestion de ce parc de logements était confiée à des SEM au capital desquelles la ville était minoritaire.
Suivant, la cohabitation socialiste, la mairie de Paris dés 2001 tenta de reprendre le contrôle de ces SEM, mais il leur faudra attendre 2005 pour arriver à leurs fins dans la plupart de celles-ci. Toutefois, l’un des ces sociétés qui détient 53 000 logements dont 12 000 sont à loyer libre et sans contrainte juridique ont les mains presque libres. Aussi, les logements loués à des ménages modestes entre 4 à 5 euros le mètres carré existent bel et bien, en revanche 4 000 logements de très grand standing sont loués à des cadres pour un prix au mètre carré variant de 6 à 14 euros, autant dire une misère pour ces foyers fiscaux.
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