Le polar ou plus communément appelé roman policier s’inscrivait dans une lignée d’auteurs britanniques. A l’heure actuelle, nous pouvons voir arriver des auteurs italiens, norvégiens ou bien encore chinois. Pourtant dés les années 1930, les auteurs italiens de roman policier existaient et étaient bien présents, à l’image de Alberto Savinio, grand administrateur de Georges Simenon se plaignait à l’époque :
le polar italien n’a pas sa place du fait d’une tendance nationale à tout édulcorer. Les décennies suivantes verront les publications d’auteurs anglo-saxons bien moins introverti en matière de polar leur ravir la vedette.
Ce n’est qu’en 1969 et suivant le succès de « Vénus privé », de Giorgio Scerbanenco que l’ère du polar italien débutera. Le retard accumulé sera vite comblé, désormais pas une région d’Italie ne possède d’auteur de roman policier sans auteur lui étant prédestiné.
Il arrive même que des auteurs étrangers choisissent l’Italie comme principal lieu où se déroulera l’action de son roman. Nous pouvons noter l’américain Donna Léon, qui a choisi les rues de Venise ou bien encore l’allemand Veit Heinichen dont le commissaire dont il décrit les aventures sévit à Trieste.
Nous pourrons converser avec de multiples écrivains afin de savoir de quel pays est parti le polar ou roman policier, mais nous nous apercevrions vite que chacun revendique la genèse du roman policier. A titre d’exemple, le norvégien Gunnar Staalesen explique que le roman policier est une invention norvégienne, tout en reconnaissant avoir pris l’envergure du héros américain afin de donner plus de relief à ses personnages.
Chaque auteur a tendance à s’inspirer de telle ou telle caractéristique d''un autre auteur. L’édition française fait la part belle à ces écrivains venus des pays Nordiques, ils ont le vent en poupe.
Les danois, finlandais, norvégiens occupent une place de choix sur les étagères des bibliothèques françaises. Nous pouvons citer : Matti Yrjana, Anne Holt ou Gunnar Staalesen et encore Ake Edwardson. Les Islandais également ont une belle place dans l’édition à l’image de Arnaldur Indridason qui avec ces trois romans s’est imposé comme l’auteur de référence de l’Islande.
Tous ces romanciers nordiques sont les fruits semés par leurs prédécesseurs suédois, le duo Maj Sjowal et Per Walhoo qui créaient dans les années 1960, les aventures de l’inspecteur Martin Beck. Cette culture nordique romancée donne l’idée à un écrivain chinois de prendre sa plume et de s’essayer à ce genre de littérature. Ainsi, Qui Xiaolong, se lance dans la fiction policière. Pendant longtemps, les pays communistes voyaient d’un mauvais œil ces productions littéraires, maintenant plusieurs auteurs chinois dépeignent la coexistence entre un système communiste et un capitalisme sauvage.
L’URSS, voyait également ce genre littéraire d’un sale œil, mais depuis la cassure du block soviétique, une nouvelle génération d’auteurs russe se dresse sur le devant de la scène, telle Alexandra Marinina, ancien officier de la police à Moscou.
Même si la fiction anglaise et américaine tienne encore le haut du pavé de ce style littéraire,
l’offre est de plus en plus diversifié et permettent à beaucoup de rendre compte des situations souvent terribles qui se passe au cœur de leur pays. L’ouverture mondiale au roman policier devrait de ce fait devenir encore plus enrichissante.
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