L’ANPE (agence nationale pour l’emploi) fonctionne en interne avec nombres d’entreprises privées peu ou prou adapté pour conseiller les demandeurs d’emploi. Ce postulat presque cynique pour les salariés cherchant activement de l’emploi est renforcé suivant une sous-traitance accrue de formation et placement. L’ANPE fête ces quarante ans d’existence cette année, elle incarne ou est censée le faire la réintroduction des demandeurs d’emplois dans le circuit du travail. Hors, nombres de structures sont sollicitées afin de pallier au reclassement, à la formation ou à un retour actif de recherche d’emploi.
Même si officiellement la loi de cohésion sociale et je dis bien sociale ouvre une brèche au privé en 2005, officieusement les cabinets de reclassements, de coaching (ou en français entraînement) ou encore organismes de formation etc…. sont largement implantés dans le suivi des demandeurs d’emplois depuis des années. D’ailleurs, une conseillère ANPE relate que l’état laisse à d’autres le soin d’accompagner les personnes cherchant un emploi, car cet organisme à lui seul ne peut ou ne veut assumer ces fonctions.
Depuis les années 80 et 90 il y a eu une véritable «échange » public privé, le privé faisant appel au public et réciproquement.
Quelques 528 millions euros rémunèrent les prestataires externes, soit un quart du budget de l’agence. Largement de quoi, rendre juteux le marché s’offrant aux organismes sous-traitants et autres appels d’offres.
Ils sont chargés entre autres d’établir tous les bilans de compétences approfondis, soit une vingtaine d’heures d’entretien pour redéfinir son projet ou se préparer à la mobilité. « Autant dire peu pour satisfaire à ces deux impératifs ». Pourtant ces prestations rapportent aux centres institutionnels de compétences entre 800 et 1200 euros par bilan. Les organismes privés ne sont en restent même si ceux-ci traitent environ 30% de ces bilans, mais cela restent rentables puisqu’en exemple le cabinet Dyade réalise sur l’accompagnement personnel du parcours professionnel 500 000 euros de chiffre d’affaire. De plus, aucune norme ne garantit la formation des formateurs et le « turn-over » est important.
Ajoutons que le contrôle exercé sur ces organismes est de plus de moins en moins supervisé par l’ANPE. Résultats concrets quasiment nul. Malgré des tarifs exorbitants pour ces services d’accompagnement qui ne sont proposé que pour un tiers pour les demandeurs d’emplois, ceux-ci sont largement sous-traités. Si l’ANPE pratique le service d’accompagnement cela coûte 320 euros par personnes suivies. Or c’est le double voir plus pour les organismes privés. A priori, ces mesures sont censées réduire le chômage récurrent hors là encore les résultats sont peu évalués.
Pour les Rmistes ou personnes percevant le RMI (revenu minimum d’insertion), ce sont les collectivités habilitées à s’occuper de leur retour à l’emploi. En exemple, une personne diplômé BAC +5 à fait deux stages via des cabinets de recrutements, le premier à la Mairie de Paris ou il a rien appris sinon à faire des curriculums vitae et le second chez Lee Hecht Harrison ou il n’a n’ont plus rien appris.
Bref, suivant ces déconvenues il a fini par trouver du travail par lui-même.
Les repreneurs d’entreprises et créateurs d’entreprise sont aussi plébiscités par les organismes privés car cela rapportent gros à ces cabinets, environ 10 000 euros par tête. Suivant une formation qui tient plus du charlatanisme que d’un réel objectif de création d’entreprise.