Medvedev ou le nouveau président russe contrôlé en sous main par Vladimir Poutine. C’est officiel Dmitri Medvedev, se présente à la présidentielle Russe du 2 mars prochain.
Désigné implicitement par le chef du Kremlin, depuis 2005, ou il est nommé par celui-ci vice Premier ministre. Ce financier juriste a aidé par le passé Poutine en 1992, l’actuel chef du Kremlin qui ne peut se représenter une troisième à l’élection présidentielle était à cette époque maire adjoint de Saint-Pétersbourg et impliqué dans un scandale financier. Il est soupçonné de s’être enrichi ainsi que d’autres fonctionnaires via un marché de troc effectué en pleine pénurie alimentaire.
Medvedev, jeune juriste sauve Poutine en débusquant des failles juridiques dans ce dossier. A partir de ce moment Medvedev suit la fulgurante ascension de Vladimir Poutine à la tête de la Russie, ces deux amis ne se quitteront plus. Entre 1996 et 1999, Poutine part pour la capitale russe et s’installe politiquement au cœur de Moscou ; Medvedev quant à lui au cours de la
même période fait une apparition au sein de la Société Ilim Pupl, géant du bois russe,
mais il prend son véritable essor, au moment ou il devient président de GazProm (leader mondial du gaz) en 2000. Il est reconnu comme un administrateur efficace, et posé, mais beaucoup trouve qu’il exerce un autocontrôle sur lui-même presque maladif comme sur ces collaborateurs. D’ailleurs un psychologue confère suivant la personnalité de Medvedev au travers de son autocontrôle qu’il montrerait un caractère capricieux voir injurieux. Il peut être pris soudainement de crise de nerfs. Mais gageons que Poutine sera pallier à ses manques de contrôle. En outre, afin de soigner l’image du futur président Poutine ne cesse de présenter son dauphin comme un homme calme sachant dominer ces émotions.
De plus, nous avons pu voir Medvedev féliciter la maman d’un nouveau-né en présence de Alexis II, le patriarche orthodoxe. Mais également saluer les marins de Mourmansk et les écouter. Signe sinon d’ouverture du moins de rapprochement via toutes les catégories sociales.
Même s’il ne sera un leader incontesté Medvedev cultive une image sereine et pondérée moins spectaculaire que Poutine mais qui peut rassurer l’opinion russe. Néanmoins, ce personnage reste terne, une dose de glamour pourrait être instiguée par son épouse, une femme élégante, blonde, organisant des défilés de mode et qui dirige un projet éducatif soutenu par l’église orthodoxe.
Nous verrons quelle image il donne de lui s’il est élu, mais il est probable que les positions qu’il adoptera seront plus ou moins les mêmes que Vladimir Poutine. Même s’il dénonce la corruption à une échelle gigantesque. Cependant, il a goûté aux joies de la mondialisation et s’est avéré un financier hors pair. Aussi, ces prises de position sur la corruption ne serait-elle pas annoncée qu’a des fins électoralistes, la question mérite d’être posée. Néanmoins, on peut toutefois noter que son train de vie n’est pas prestigieux puisqu’il déclare des revenus de 4 100 euros par mois.
Mais, les citoyens russes ne sont dupes, le droit russe permet aux sociétés de ne déclarer leur actionnariat et les pratiques via des sociétés écrans offshores, ou au-delà des mers, tel les îles vierges ou encore Chypre.
Pour finir, laissons l’élection intervenir et voyons ce que ce personnage propose comme changement de société ou continuité d’un système secret.
Plus de critiques à propos de Figaro