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La Croix

Review by : blsecret
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Publié le : juin 04, 2007
Ventes aux enchères sportives : Tous les articles de sports de toute époque sont à vendre.

Du maillot de foot 1931, au vélocipède 1870, réservé aux collectionneurs ses ventes prennent de la valeur.

Ce vélo d’un autre siècle s’est vendu à 33 000 euros en la salle des ventes de Drouot à Paris. Son acquéreur est un musée néerlandais a du doubler l’estimation de départ afin de l’emporter. Il a appartenu à une seule et unique famille si bien que l’on supposer qu’il n’a été l’objet de démontage ou de modification. Cette vente peu banale offrait un catalogue de 415 pièces. Les prix des autres articles proposés étaient beaucoup moins élevés. Quelques centaines d’euros. Les amateurs ainsi que les plus chevronnés y trouvèrent leurs comptes.
De l’affiche de compétition sportive datant du milieu du vingtième siècle (gymnastique), un livre traitant de l’escrime de 1818, un kimono ayant appartenu à Frédéric de Montfaucon en 2000 au JO de Sydney (Judo), des balles de tennis Coupe Davis (1937), des raquettes de ping-pong de (1900), deux ballons de cuirs de basket-ball des fifties, un cliché de l’équipe de foot de Riems Année (1961-1962), des fanions du tour de France(1958), une plaque commémorative des J.O (1906), un buste de skieur etc…
 
Ces ventes sont destinées à un public d’initiés. Il sont férus généralement que d’une discipline sportive. Pour se constituer ce genre de collection, il faut prendre son temps de vingt à trente ans selon les spécialistes. A l’image de ces passionnés et suivant Jean Pierre Picot, Président de l’AFCOS (Association française des collectionneurs olympiques et sportifs) qui réunit 200 collectionneurs amateurs de « haut niveau ». Ce microcosme se tient informé des ventes en permanence souligne François Valleriaux, l’expert français de ce domaine. On compte une vingtaine de grands collectionneurs dans l’hexagone. A l’image de Patrice Dominguez, grand champion de tennis des années 1970 ; il collectionne les raquettes de tennis. Autre exemple Louis Nicolin, l’industriel et président du club de foot de Montpellier, il renforce son musée personnel en acquérant ballon rond et tous ce qui se rapporte à l’Olympisme.

Des musés ayant un nom connu voire reconnu à l’image du musée Nationale du Sport, (organisme public) veut faire jouer son droit de préemption. D’ailleurs ses responsables ont acquit un maillot de l ‘équipe de France de foot de 1931. Il sera conservé et étudier afin de renforcer un patrimoine jusqu''a lors sous-estimé. Une tunique au bleu délavé avait été adjugée au détriment du FC Barcelone, propriétaire de son propre musée. Les étrangers constituent une forte valeur ajoutée en ce qui concerne le chiffre d’affaire. La vente du 12 mai dernier à générer 130 000 euros contre 20 000 euros il y a cinq ans lors de sa première incursion dans ce domaine réservé. Etant parti de zéro, les ventes aux enchères sportives gagnent à être connu.

L’hôtel Drouot accueille désormais au vu du dernier succès obtenu trois de ces manifestations. Des œuvres caritatives viennent s’y ajouter ainsi que des trésors dispersés dont leurs propriétaires étaient de grands noms du sport. Beaucoup de sportifs gardent des souvenirs personnels, c’est leur jardin secret. Suivant leurs décès, les successions remettre des pièces rares ou non sur le marché. Le souvenir a un prix et n’est pas toujours lié au palmarès. Citons Marcel Cerdan (Boxeur) a toujours la côte, Louis Bobet lui aussi est très apprécié. Ce n’est le cas de Bernard Hinault et encore moins de Lance Armstrong. L’expert de lui-même a acquis utenue de champion du monde de Bobet datant de 1954. Un plaisir a tout de même 7 500 euros. Cet montant s’est vu être versé à l’Institut Curie. Nous sommes cependant loin de l’Angleterre qui atteint 152 000 euros en 2000 généré par la seule vente d’un maillot de l’équipe d’Angleterre de 1966, porté par l’attaquant Geoff Hurst marquant trois buts en finale de la Coupe du monde.

Toutefois, n’oublions pas que se sont les Anglais qui ont inventé le sport, cela leur donne une longueur d’avance. Venez voir les ventes chez Christie’s à Londres, c’est intenable. La France n’a atteint ce niveau d’enchère. Les prix sont minuscules en rapport avec ceux pratiqué sur le marché de l’art traditionnel. A titre d’exemple un œuf de FaBergé dépasse allègrement le montant de toute la collection des articles sportifs. La seule chose qui peut augmenter le prix, c’est la signature d’un grand artiste. Il faut donner une dimension artistique au sport en tant que tel. L’avantage reste que presque n’importe qui pour un prix raisonnable voir modeste peur repartir avec ces objets sportifs.
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