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La Croix

Review by : blsecret
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Publié le : juin 02, 2007
Carte scolaire, les parents souhaitent des garde-fous.

Toutes les familles avec enfants sont intéressées par cette question. 
De nombreuses familles aimeraient choisir l’établissement de leur progéniture. Portrait Aissa, décide après moult hésitations d’inscrire son fils de 12 ans en classe de sixième à L’Espèrance, collège privé d’Aulnay-sous-bois (Seine-Saint-Denis) plutôt que dans un établissement de son secteur. Habitante de la Cité de la Rose des vents, son nom est un appel au voyage, pourtant ce ne sont que des barres d’immeubles presque insalubres. Si bien qu’un projet de rénovation est en cours. Son collège porte les stigmates de violence, grèves répétées et mauvais résultats.
 
La décision n’était cependant aisée. Aissa présidente de l’association des femmes ne voyait comment justifier celle-ci auprès des familles qu’elle assiste. De plus, les frais de scolarité s’élevant à 200 euros/mois amenuisent le budget de cette famille nombreuse. Des priorités se sont affichées. Elle s’interroge sur l’avenir de ces cadets. Les dernières déclarations de Xavier Darcos (Ministre de l’Education Nationale) visant à supprimer la carte scolaire, constitue une embellie. « Je voulais pouvoir choisir librement l’établissement scolaire de mes enfants sans être obligé de recourir à l’enseignement privé » déclare Assia. 
Autre exemple à Nanterre, ville toute proche, Maryse aurait-elle aussi aimée avoir ce choix. Il y a quelques années, quand son fils était adolescent, elle a du recourir à des moyens plus ou moins légaux afin d’éviter de le scolariser hors de son secteur. L’égalité des résultats au baccalauréat était nettement supérieure dans l’établissement privée Joliot-Curie (98%) à Nanterre que vis à vis de Richelieu (63%) situé à Rueil-Malmaison. conclut cette mère de deux enfants. Du plus, Rueil-Malmaison offrait une option « technologie des systèmes automatisés » ce que ne proposent les autres lycées. Son choix est fait se sera Rueil.

Pourtant comme Aissa, ce fut une décision dure à prendre. L éducation nationale ayant été son employeur principal, elle tenait au principe de mixité sociale. J’aurais souhaité adopter une autre position. Toutefois, nous souhaitons le meilleur pour nos enfants.

L’annonce de suppression de la carte scolaire par Xavier Darcos mettra fin à une sorte d’hypocrisie selon Maryse. D’ailleurs, la revue Education et Formations (juin 2005) annonçait que pas moins de 40% des élèves parisiens de sixième évitaient les établissements publics. Pourtant la prudence reste de mise suivant Aissa et Maryse. Ces deux mères de familles s’alarment vis à vis de l’abrogation de la carte scolaire. La réponse n’est facile soupire Maryse, réflexion corroborer par de récents sondages. Ouest France publiait dimanche 27 mai 2007 un sondage Ifop ou ils s’avèrent que 54% des français serait en faveur du maintien de la carte scolaire. Mardi 29 mai dernier, le parisien selon un sondage CSA publiait que 72% des français remettent en cause cette même carte. 
Si un changement sur point était perceptible, ils n’en pas moins que les familles réclament des garde-fous. « Il nous semble indispensable de reformer ce système de carte car il nous paraît ne pas garantir l’égalité des chances » résument Guillemette Leneveu, Directrice générale de l’Union nationale des associations familiales (Unaf). Cependant, il faut que cette réforme garantisse la mixité sociale. Une peur de la par des parents est induite par une liberté grandissante de voir les inégalités se renforcées. 
Autre point de vue, de Christian Dupuis, président de la fédération des parents d’élèves du Pas-de-Calais est plus catégorique encore. Il estime que l’annulation de la carte scolaire va favoriser l’élitisme et privilégié les enseignements les plus demandés. En revanche, les autres sont amenés à être tiré vers le bas, souligne un responsable informatique qui a scolarisé des filles dans un collège de REP( réseau d’éducation prioritaire). Il faut offrir des garanties de mixité sur la base du volontarisme des établissements scolaires et établir une surveillance au niveau de l’état, selon Guillemette Leneveu. 
En poursuivant cette logique et selon Marie Noelle Papouin, qui s’investie auprès des associations familiales. Elle ajoute qu’il faut développer des projets d’établissements ; différents thèmes peuvent être exploités. A l’image de la mémoire des quartiers par exemple. Cela réussit au niveau des zones difficiles. Enfin, Assia, rappelle que tout politique de mixité sociale scolaire doit s’accompagner d’une politique de logement.
La Croix         
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