Entretien avec Monsieur Montagner, professeur des universités et directeur de recherche à l’Inserm.
Les animaux domestiques rassurent et engendrent une sécurité affective.
Les attentes respectives de l’enfant et de l’animal créent une relation de confiance, libératrice et riche d’enseignements. Pourquoi la plupart des enfants ont le désir de vivre avec un animal ? Pour de multiples raisons ! Premièrement,
le contact par des caresses adressé à l’animal favorisent la diminution du
rythme cardiaque ainsi que de la
pression artérielle. L’animal induit un comportement à l’enfant (joie, bonheur etc…). Il se révèle être un moyen pour l’enfant de se
désinhiber et également jouer le rôle
d’anxiolytique naturel. L’enfant se libère en sa présence, le rassure. L’animal ne possédant la parole, ne peut juger l’enfant, lui renvoyer tout un flot de mots afin de critiquer, le trahir, lui mentir etc… Il est utile pour les enfants insécurisés, il ne l’abonnera, ne le maltraitera, ne le mettra en danger. L’instauration d’une relation saine s’établi entre nos deux
êtres vivants. L’enfant prend confiance en lui et au travers de cette assurance la développe avec d’autres êtres humains.
Qu’apportent les animaux aux enfants ? Les animaux proches
(au sens de compagnon) avec des être humains sont les chiens, les chats, les chevaux, les perroquets, les dauphins, la liste n’est pas exhaustive. Tous au un registre de compétences proches de celui de l’enfant, appelés «
affiliatifs ». Nous dirons qu’il y a
affiliation entre l’enfant et l’animal. Ces animaux possèdent une attention visuelle soutenue, une propension à donner et à recevoir face à l’être humain. En somme, ils recherchent l’attention, l’offrande, l’interaction. Selon les animaux, par leurs comportements, les aboiements du chien, leurs jappements ou le regard du chat, ses ronronnements et j’en passe ; ils induisent des réactions.. Un lien d’attachement se noue ainsi qu’un sentiment de sécurité affective.
L’animal en famille et au-delà ? L’attrait de l’animal
au niveau social est important. Dans les écoles et dans les crèches il joue un rôle fondamental, il libère par sa seule présence avec les enfants
des émotions que ceux-ci contenaient, il participe à leur faire prendre confiance en eux. A l’école maternelle, nous avons vu des enfants communiquer avec l’animal alors qu’il n’avait parlé jusqu''à présent à leur maîtresse.
L’animal conforte l’enfant dans
sa structuration,
son comportement. Il peut réveiller
des processus cognitifs non lisibles. Il permet une meilleure implication dans les activités de groupes : dessin, texte et autres. En famille, avec une attention conjointe, on réussir à procéder à
de grands changements. Par exemple, une mère lit un livre à son enfant et leur chien adopte une attitude similaire d’écoute, une attention semblable se développe. Il peut également
canaliser les conflits familiaux, en adoptant un comportant et «soutenant » l’une ou l’autre personne hostile.
A t’on tendance à attendre trop d’un animal ? Il ne faut pas le
substituer à une personne, mais plutôt comme un
compagnon, faisant partie de la famille. Après un
deuil, il arrive qu’une famille prenne un animal afin de
mieux supporter celui-ci notamment pour les enfants.
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