Le XVIeme Siècle est le siècle de toutes les découvertes. Après les voyages que
Christophe Colomb a entrepris pour rejoindre
les Indes par l’Ouest, il fallait que dans les années qui suivent le monde change. C’est pour cela que pour beaucoup d’historiens, le monde du
XVI eme Siècle est un monde qui se globalise déjà. La mondialisation du XVI eme Siècle s’articule autour de ces grandes découvertes. L’idée d’une terre ronde où rien d’une bête infernale n’existe vient remplacer celle d’une terre plate, habitée par des monstres. Ce progrès va diriger les acteurs principaux de ces découvertes vers des êtres et des choses qu’ils ne croyaient pas existantes. La cour de François I er, après que l’Amérique eût été découverte, montrera toutes ces belles choses au Roi en instituant des grandes foires aux curiosités. On ignorait encore ce qu’était un perroquet, un caïman, un avocat, une tomate, du mais, la fève de cacao, du piment, et on ignorait encore plus qui étaient ces païens découverts à l’autre bout du monde. Il fallait donc les évangéliser, les pacifier. Lorsque l’Amérique fut découverte, il y avait sur son sol 20 millions d’indiens. Au XVIII eme Siècle, ils n’étaient plus que 750000. Ceux qui acceptèrent le christianisme, le modifièrent très profondément. La vierge de Guadalupe est un témoignage très vivace sur ce semblant d’hérésie à l’indienne. De nos jours, on s’américanise. Du temps du siècle de François I er, cette mondialisation passait forcément par le christianisme et c’est pour cela qu’on a évangélisé les indiens. Le nombre d’entre eux qui ont préféré la mort à la religion de Jésus Christ est énorme ; de nos jours aussi il y a encore beaucoup d’altermondialiste qui disent que ce monde n’est pas à vendre.