Poignant. Ce récit est l’histoire d’un homme qui pourrait être celui de tous les hommes. Cadre idyllique : marié, deux enfants,
très bonne situation sociale (maison, voitures,…), le film commence avec beaucoup d’humour. Des dialogues bien trouvés, des silences bien utilisés, le protagoniste finit par éveiller la pitié. Il se montre ignoble avec tout le monde : son client à l’agence de publicité, sa belle mère, sa femme, ses amis et là où apparaît la cruauté c’est quand il se montre méchant avec ses propres enfants cassant ainsi le mythe du père parfait. Le diner pour son anniversaire tourne à la bagarre et même son ami psychiatre ne comprend pas ce qui arrive. Alors, il part, ayant un comportement et une philosophie de vie très permicide tant dans l’attitude que dans la parole. Il part vers une destination inconnue mais semble savoir où il va. C’est un être en douleur : c’est contre son gré qu’il met sa vie en l’air ; il appelle chez lui pour écouter la voix de ses enfants sur le répondeur. Il traverse la Manche et il arrive à une maison où vit isolé du monde son père qui l’a abandonné alors qu’il était âgé de treize ans. La relation père fils est virile : faite de silences, d’hésitations, d’orgueil. Tel père tel fils semble trouver sa vérité alors quand ils vont à la pêche à la mouche ensemble et que la vérité est enfin dite. Dupontel est troublant dans rôle au personnage très attachant.