Anne Marie (Michelle Laroque) vit une existence morne et pourtant que beaucoup rêvent. Mariée à un chirurgien esthétique,
villa en bord de mer, vie aisée, domestique à la maison. Mais elle s’ennuie, son mari est rigide, hargneux et méprisant. Depuis deux ans, elle a un amant (Jacques Gamblin) qui a l’opportunité d’aller travailler en Chine. Elle décide de le suivre (la rédaction de la lettre d’adieu à son mari montre l’opposition des caractères des deux amants) quand survient la mort accidentelle de son mari. Elle peut enfin être libre mais c’est sans compter sur sa famille qui vient l’envahir et l’empêcher tout autant sinon plus que son mari de voir son amant.
Le cinéma d’Isabelle Mergault est très particulier. Les histoires sont belles et bien que poétiques restent réalistes. Les dialogues sont savoureux et le jeu des acteurs est excellent. Laroque manie le mensonge à la faire paraître folle mais la désinvolture est telle que ça semble vrai. Mais le personnage le plus atypique et remarquable est sans conteste celui de Valérie Mairesse, en domestique illettrée mais serviable et loyale. A noter également la bande son qui ajoute au décalé du ton dans le film.