• S'inscrire
  • ‎Qu'est-ce que Shvoong ?‎
  • S'identifier
    S'identifier
    Mémoriser mon nom d'utilisateur Mot de passe oublié ?

Résumez la connaissance humaine sur Shvoong

.

Accueil Shvoong>Médecine & Santé>cancer de la prostate

.

cancer de la prostate

par : odivo    

Auteur(s): Docta Michel
prostate, cancer de la, tumeur maligne affectant la glande de l’appareil génito-urinaire masculin, appelée
prostate. C’est le cancer génito-urinaire le plus fréquent chez l’homme.
La  prostate est une glande génitale mâle, située autour de la portion initiale de l’urètre masculin, derrière la symphyse pubienne, en avant du rectum et en dessous de la vessie.
FACTEURS DE RISQUE
Les mécanismes ultimes du cancer de la prostate n’ont pas encore été élucidés. En revanche, les facteurs de risque qui conduisent à cette maladie ont été déterminés. En effet, on estime à 15 p. 100 les hommes susceptibles de développer ce cancer au cours de leur vie. La prévalence de la maladie croît avec l’âge, l’âge moyen d’apparition étant de 65 ans. La maladie est fréquente chez les obèses, elle est réduite de moitié chez les non obèses. L’incidence du cancer de la prostate est liée à l’alimentation. Des études ont établi une corrélation entre ce cancer et un régime riche en graisses et pauvre en fibres. Ce constat a été confirmé par une comparaison faite entre une population masculine en Chine et un échantillon d’hommes américains. Celle-ci a révélé que le cancer de la prostate est 120 fois plus élevé aux États-Unis où l’alimentation est plus riche qu’en Chine, pays où le régime alimentaire semble plus équilibré. Des aliments comme la tomate semblent protéger contre le cancer de la prostate. Cela s’explique par la présence d’une substance, appelée lycopène, possédant des propriétés antioxydantes qui lui permettent d’inhiber ou de retarder le processus d’oxydation cellulaire. Ce processus est, en effet, redoutable pour la santé, car il génère des radicaux libres augmentant le risque de cancérisation. La présence de cadmium dans l’environnement peut exposer au cancer de la prostate. L’histoire familiale joue un rôle non négligeable. Ainsi les hommes dont le père ou un frère ont eu un cancer de la prostate sont prédisposés à en développer un à leur tour. La recherche en biologie moléculaire tente d’identifier le terrain génétique de cette tumeur. L’existence chez un sujet d’un gène mutant hérité, le HPC1 (hereditary prostate cancer), mis en évidence en 1996, semble orchestrer la prédisposition masculine à développer un tel cancer.
SYMPTÔME ET DIAGNOSTIC
À un stade initial, le cancer de la prostate évolue lentement sans symptômes particuliers et sans douleur. Il existe cependant des signes révélateurs : difficulté à uriner, infections urinaires à répétition, douleurs à la miction et mictions fréquentes surtout la nuit, présence de sang dans les urines et dans le sperme, douleur au bas ventre, douleurs osseuses, œdèmes ou phlébites des membres inférieurs. La consultation peut montrer la présence de ganglions ; le toucher rectal révèle une lésion de la prostate. Une biopsie suivie d’une analyse histologique permet de confirmer la nature tumorale de la lésion. Sur le plan biologique, la PSA (prostate specific antigen), glycoprotéine produite par les cellules épithéliales de la glande prostatique, est spécifique de la prostate et non pas de son cancer. Le test de la PSA se fait à partir d’une analyse sanguine, il permet de mesurer le taux de l’antigène dans le sang. En cas de cancer, cette glycoprotéine est présente en grande quantité et son taux est élevé.
TRAITEMENT
La classification du cancer de la prostate permet d’évaluer le pronostic et de guider la thérapeutique. On distingue quatre stades. Le stade I correspond à un cancer précoce découvert lors d’une biopsie. Dans le stade II, la tumeur présente la forme d’un nodule palpable, bien localisé. Lors du stade III le cancer s’étend. Au stade IV correspond l’apparition de métastases. Le cancer de la prostate se caractérise par son hormonodépendance et sa radiosensibilité.
Les traitements à visée curative reposent sur la radiothérapie ou la chirurgie, laquelle consiste à pratiquer une prostatectomie radicale ou partielle. Le traitement à visée palliative passe par l’hormonothérapie et par la chimiothérapie en cas de métastases.
 
Publié le : décembre 26, 2007
Veuillez noter ce résumé : 1 2 3 4 5

Bookmark & share this post

.