Le traitement des crimes informatique aux Philippines est encore en stade de développement. Les agences gouvernementales
ainsi que le système judiciaire sont encore mal équipés pour prendre en compte des affaires high-tech, aussi bien en terme d''équipement que d''expérience. Puisque les crimes informatiques ne connaissent pas de frontières, une assistance technique entre pays est nécessaire, les pays plus développés fournissant l''équipement et la formation.Par exemple, les USA ont installé une unité aux philippines en 2003. Ivan John E. Uy, président du sous-comité sur l''e-commerce et directeur du bureau du Sysème de Management de l''Information de la court suprême, a dit que cette unité devrait pouvoir superviser l''ensemble des cas de crimes informatiques en employant des officiels philippins qualifiés dans le domaine de l''enquête et le traitement des crimes informatiques. <182> La question des sanctions est constante, et elle repose sur la volonté politique des authorités publiques. La question de l''existence de lois ne devrait jamais être prise à la légère, et les textes devraient être régulièrement révisés puisque ceux qui violent la loi sont réactifs et ingénieux pour trouver moyen de transgresser ou contourner la loi.
I.Cybersex L''importance d''un business organisé autour du cybersex, avec le raid récent chez Orgasmic Studios Inc., a souligné le besoin de lois plus strictes contre les obscénités.<183>
Bien que certains senateurs, comme le président du sénat Franklin Drilon et le sénateur Mar Roxas, déclarent qu''il existe déjà suffisement de lois pour poursuivre la prostitution et l''exploitation sexuelle sur internet, certains secteurs restent inadéquats et laxes.Cependant, tous s''accordent à dire que des agences dédiées devraient continuer la lutte contre le cyber-sexe vigoureusement. De plus, les législateurs suggèrent que ces agences devraient être correctement équippées avec la technologie la logistique et le savoir faire nécessaire.<184> Certaines mesures sont les suivantes :
Il devrait y avoir des amendes plus lourdes contre les opérateurs du cyber-sexe organisé, et on devrait classer ceux-ci au même niveau que les autres bandits du crime organisé.
Il devrait exister un meilleur système pour pouvoir déterminer si un cybercafé opère pour le bien publique ou comme couverture .
Il devrait exister un registre de tous les numéros de téléphones portables, qu''ils soient pré-payés ou post-payés, de façon à pouvoir déterminer l''identité des utilisateurs qui utilisent ce type de carte SIM pour des actes interdits. Ce registre devrait aussi enregistrer les dates des transactions téléphoniques et transferts de SIM.
Il devrait y avoir une cartographie détaillée des sites internets philippins qui proposent des contenus pour adultes. La pornographie n''est pas condamnée par la justice des Philippines, et donc il n''y a pas de raison de s''embêter avec la question de savoir si on supprimera des sources de revenu ou de taxes.
Il devrait exister un registre central des adresses MAC des ordinateurs (et équipements assimilés) pour déterminer l''identité des utilisateurs-propriétaires qui seraient impliqués dans un acte illégal. Ce registre devrait inclure les dates de transaction et de vente des ordinateurs.
II. Scandales sexuels et MMS obscènes. La peine de prison ou une amende de 6000 à 12000 pesos ou les deux combinés est de façon évidente inadéquate pour un contrevenant à l''article 201 du nouveau code pénal. Des amendes plus fortes devraient être prononcées en corrélation avec la dignité volée pour toujours, des femmes particulièrement, des personnes apparaissant dans les films. Le sproducteurs et réalisateurs de ces films devraient payer de plus lourdes indemnités puisqu''ils ont le pouvoir de produire en masse en magnifiant ainsi les dommages subis par les acteurs pornos de ces films. De plus d''autres mesures sont proposées : D''autres réglementations doivent être faites concernant le bon usage des réseaux de télécommunication, avec en ligne de mire la transmission de contenu douteux.
Il devrait exister un article spécial dans le nouveau code pénal concernant les crimes contre l''honneur, qui protégerai les personnes contre de déshonneur ou le discrédit, même sans preuve manisfeste écrite, mais en imputant par d''autres moyens (comme la distribution non consentie). De lourdes pénalités devraient être appliquées aux personnes diffusant des documents à caractère sexuel personnels, mettant en scène d''autres personnes qu''elles même.
Il devrait y avoir une loi imposant de lourdes sanctions contre ceux qui installent des caméras espionant les individus durant leurs moments intimes. Une sorte de loi similaire à celle contre la mise sur écoute qui s''appliquerait à la vidéo, la première reposant sur les bandes son. Pour démontrer la nécessité de cette loi, un professeur d''université de Bacolod city a été jusqu''à installer une caméra cachée dans ses toilettes.
Des lois adéquates doivent être créées pour éviter que des voyeurs utilisent des caméras pour prendre des images d''inconnus, pour des raisons malicieuses (comme les vues dans les décolletés ou sous les jupes) dans les endroits publiques.
Des lois doivent protéger les droits des citoyens à leur vie privée et à leur dignité.
Des lois régulant la manipulation de données par les techniciens, que ce soient pour les ordinateurs, les telephones portables ou autres appareils similaires, doivent être créées.