Il n’y a pas de fausse création… seulement des déchets créatifs. Quand j’y pense, plus je trouve que c’
est vrai… enfin PLUS j’y pense. C’est vrai quoi! On passe notre vie à croire que nous ne sommes pas des artistes, que les autres sont meilleurs car ils font ceci, cela. Mais NOUS, nous ne seront des vrais artistes DÉBUTANTS que lorsque nous réussirons à les surpasser. Y-a-t-il moyen de ne pas s’en mettre autant sur les épaules dès le départ ? La vérité est
Qu’il y a un début à tout.
Quand on crée, que ce soit en écrivant, en chantant, en criant ou en pensant, on a tous la même charge créative. Si on le fait, c’est qu’on a un besoin, et que celui-ci est de s’exprimer. Le besoin de s’exprimer est un des facteurs motivant le plus la création chez les jeunes artistes, surtout dès l’âge adolescente, et même chez les jeunes enfants. Il n’y a pas d’émotion qui ne soit pas assez importante pour ne pas être immortalisée un moment ou pour toujours. Tout dépend de comment on s’y prend et de si on fait de l’art éphémère ou non. La plupart des gens passent une bonne partie de leur vie à dire qu’ils ne peuvent pas réussir un chef-d’œuvre, et que pour cela, ils ne feront jamais rien. Dire cela dès le départ est en fait le plus grand chef-d’œuvre de la bêtise humaine. Pourquoi commencer dans dix ans quand on peut commencer maintenant? Tout ce qu’on entreprend, en fait, prend autant de temps que de s’asseoir et ne rien faire. Qu’attendons-nous pour commencer?
Lorsqu’on crée, il y a trois étapes. La première est l’
idée. On doit avoir de l’
inspiration, oui. Comment obtient-on l’inspiration? Facile… arrêtez de penser ! Trop penser ne donnera rien. Penser active l’hémisphère droit du cerveau, c’est-à-dire la partie cérébrale qui contrôle la mémoire et l’intelligence et qui régit toutes sortes de tâches reliées à une recherche d’information consciente. Lorsque nous «recherchons» l’inspiration là où l’on ne devrait pas, nous ne faisons qu’activer notre côté rationnel, et il vient alors très difficile d’exprimer une émotion réelle. Quand on pense trop, surtout dans le cas où on serait un artiste bloqué, on se fait une montagne d’idéaux et de promesses à nous-mêmes, on allume un feu, puis, on se sauve. L’artiste bloqué à une tendance magistrale à semer des montagnes aux quatre vents, sans jamais s’attaquer au sommet d’aucune.
Quand la pensée se détend, on est enfin prêt à recevoir l’inspiration, mais nul ne sait quand elle peut surgir. Il ne faut pas se mettre en «mode inspiration», à moins que ce ne soit une tactique de création spontanée. On doit laisser libre cours à son imagination, la laisser forger ses propres idées. Lorsque vous aurez l’inspiration que vous recherchez, vous le saurez. Toutefois, il est important au moment elle survient de ne pas l’entraver, c’est-à-dire, de ne pas essayer de la comprendre, ou encore, de l’analyser. Vous perdrez tout! Avoir l’idée est la deuxième étape du processus créatif. La troisième et dernière, de toute évidence, est la création elle-même, et la dure étape de la critique personnelle.
D’un autre point de vue, on pourrait voir le processus créatif comme une relation sexuelle. Tout dépend vous êtes avec qui, et de ce que vous faites. Si l’expérience vous plait, vous êtes tenté de la prolonger en continuant à faire monter la pression et à faire grimper le plaisir à des sommets toujours plus haut. Mais si vous voulez en finir au plus vite, l’inspiration ne viendra jamais. Une relation sexuelle, c’est comme une idée, un concept qui prend racine tranquillement ou rapidement, dépendant de l’intensité de la base. Toutefois, rendu à l’orgasme, on ne rit plus. Si vous êtes sur le point d’avoir «l’idée» que vous recherchiez tant et qu’elle vous prend par surprise, ne vous affolez pas. Arrêtez avant de la faire éclore. Pourquoi? C’est ce qu’on appelle faire du «catching». Autrement dit, vous attrapez votre idée au fil d’arrivée pour vous l’approprier. Cela vous permet également d’en garder l’essence. Si vous êtes pris d’euphorie car vous avez trouvé l’inspiration et que vous vous mettez à crier, vous risquer fort d’oublier par la suite ce qui vous a motivé ainsi. C’est à ce moment que vous prendrez conscience des éléments qui vous permettront de comprendre par la suite votre cheminement. De plus, cela vous permettra de faire durer le plaisir que vous avez à prendre part à votre processus créatif. Une dernière chose est importante à savoir: Quand faut que ça sorte, faut que ça sorte! Ne vous retenez surtout pas, car c’est le moment le plus fébrile, le moment critique: L’idée prend forme. Elle est là, vous la sentez, il ne lui reste plus que quelques secondes avant d’éclore, elle arrive. Et voilà!
Maintenant, vous n’avez plus qu’à attraper cette idée qui vous a tant fait suer, et relaxer ces muscles crispés qui ont si durement travaillé. Vous pourrez alors vous prélasser pendant un moment, le temps de bien comprendre ce qui s’est passé… mais ne vous endormez pas! Écrivez votre idée du moins sur un bout de papier qui traîne à proximité, et faites gaffe de ne pas le jeter dans le bol de toilettes!
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