LA DICTEE DU BALFROID : un événement culturel belge.
Ce samedi 26 avril 2008 marque la 21 ème finale du concours Balfroid de l’orthographe. Du nom de son initiatrice Liliane Balfroid, ce grand événement culturel belge reconnu par l’UNICEF, s’est encore une fois déroulé au Heysel de Bruxelles. De 15 heures 25, pendant environ 58 minutes, la Radio Télévision Belge Francophone (RTBF), appuyée par le journal La Libre Belgique, a diffusé en direct le concours de dictée portant sur un thème on ne peut plus d’actualité. Mme Balfroid qui conçoit elle-même les textes de l’épreuve a mis « le climat » à l’honneur. Comme pour nous rappeler, à travers une activité ludique, la gravité du problème, sa dictée était très bien ponctuée par des phrases lourdes de sens. Un titre évocateur et chargé de signification : « AU CHEVET DE NOTRE CLIMAT. » Divisé en quatre paragraphes et émaillé de quelques mots pièges pour les élèves de la sixième primaire, ce texte commence par une phrase indiquant la gravité de la situation : « Désormais, on ne parle plus que de cela. » Et après avoir rappelé que la télévision et la presse écrite ne cessent d’en faire grand écho, que des conférences et discours en ont suffisamment souligné « l’ampleur et la nécessité d’y remédier », la dictée passe au pas « des énergies renouvelables, par exemple les éoliennes…en pleine expansion. »
Malgré les encouragements des autorités (de la région wallonne), ces nouvelles sources de saines énergies « restent encore trop peu utilisés dans les nouvelles constructions. »De plus, « les moyens de transport polluent toujours davantage. » Enfin, quitte à nous imposer certaines restrictions et quels que soient nos petits moyens, nous contribuerons à l’assainissement de notre planète. » Au texte principal de près de 180 mots assez faciles s’ajoutait une liste de dix mots difficiles pour départager les plus malins. Parmi ces mots on retrouve par exemple un épithalame, le cantaloup, une mijaurée et l’ontogenèse. Malgré ce dernier filet, les concurrentes et concurrents se sont bien tirés du jeu. La lauréate de cette année est Pauline Carpentier de la province du Hainaut.
Destinée à promouvoir la bonne connaissance de la langue de Molière chez les jeunes élèves de la Wallonie et de la Région de Bruxelles –Capitale, ce grand événement culturel ludique se fait en trois étapes : (1). les quarts de finale dans les classes de sixième primaires qui se font inscrire (avec possibilité d’inscriptions individuelles là où la classe ne s’investit pas), (2). les demi-finales qui mettent en compétition les 4 meilleurs de chaque classe au niveau provincial et (3). les finales qui se déroulent chaque année le dernier samedi du mois d’avril au Heysel de Bruxelles. Le critère de réussite est d’avoir commis moins de 5 fautes. Je regrette, quant à moi, ce genre de vision en termes de fautes. La nouvelle pédagogie encourage plutôt le langage positif qui aurait le mérite de souligner la réussite que les échecs.
La dictée du Balfroid, malgré ma petite remarque de détail, est sans nul doute un exemple d’émulation des enfants pour soigner leur connaissance de la langue, cet outil primordial de communication. Félicitations également aux médias qui s’y investissent comme depuis 10 ans déjà, la RTBF1 diffuse ce concours en direct et en différé. C’est une activité qui mobilise pour une noble cause, à la fois, les autorités ministérielles, scolaires et associatives, et bien sûr les élèves, les enseignants et les parents d’élèves. Un événement à ne pas rater. La prochaine finale aura lieu le samedi 29 avril 2009.
Le texte complet de la dictée est diffusé par : http:// www.la1.be
Janvier Quattor
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