Traduction du Discours de Barack Obama sur la race et la religion
Summary ratings: 3 stars
(xx voters)
Visites:
3
mots:
600
Publié le : avril 24, 2008
« Nous le peuple, dans le but de former une union plus parfaite.
Il y a deux cent vingt et un ans, un groupe d'hommes s'est rassemblé
dans une salle qui existe toujours de l'autre côté de la rue, et avec
ces simples mots, lança l'aventure inouïe de la démocratie américaine.
Agriculteurs et savants, hommes
politiques et patriotes qui avaient traversé l'océan pour fuir la
tyrannie et les persécutions, donnèrent enfin forme à leur déclaration
d'indépendance lors d'une convention qui siégea à Philadelphie jusqu'au
printemps 1787.
Ils finirent par signer le document
rédigé, non encore achevé. Ce document portait le stigmate du péché
originel de l'esclavage, un problème qui divisait les colonies et
faillit faire échouer les travaux de la convention jusqu'à ce que les
pères fondateurs décident de permettre le trafic des esclaves pendant
encore au moins vingt ans, et de laisser aux générations futures le
soin de l'achever.
Bien sur, la réponse à la question de
l'esclavage était déjà en germe dans notre constitution, une
constitution dont l'idéal de l'égalité des citoyens devant la loi est
le cœur, une constitution qui promettait à son peuple la liberté et la
justice, et une union qui pouvait et devait être perfectionnée au fil
du temps.
Et pourtant des mots sur un parchemin ne suffirent ni à libérer les
esclaves de leurs chaînes, ni à donner aux hommes et aux femmes de
toute couleur et de toute croyance leurs pleins droits et devoirs de
citoyens des Etats-Unis
Il fallait encore que, de génération
en génération, les Américains s'engagent -en luttant et protestant,
dans la rue et dans les tribunaux, et en menant une guerre civile et
une campagne de désobéissance civile, toujours en prenant de grands
risques-, pour réduire l'écart entre la promesse de nos idéaux et la
réalité de leur temps.
C'est l'une des tâches que nous nous
sommes fixées au début de cette campagne -continuer la longue marche de
ceux qui nous ont précédé, une marche pour une Amérique plus juste,
plus égale, plus libre, plus généreuse et plus prospère.
J'ai choisi de me présenter aux élections présidentielles à ce moment
de l'histoire parce que je crois profondément que nous ne pourrons
résoudre les problèmes de notre temps que si nous les résolvons
ensemble, que nous ne pourrons parfaire l'union que si nous comprenons
que nous avons tous une histoire différente mais que nous partageons de
mêmes espoirs, que nous ne sommes pas tous pareils et que nous ne
venons pas du même endroit mais que nous voulons aller dans la même
direction, vers un avenir meilleur pour nos enfants et petits-enfants.
Cette conviction me vient de ma foi
inébranlable en la générosité et la dignité du peuple Américain. Elle
me vient aussi de ma propre histoire d'Américain. Je suis le fils d'un
noir du Kenya et d'une blanche du Kansas. J'ai été élevé par un
grand-père qui a survécu à la Dépression et qui s'est engagé dans
l'armée de Patton pendant la deuxième Guerre Mondiale, et une
grand-mère blanche qui était ouvrière à la chaîne dans une usine de
bombardiers quand son mari était en Europe.