Jérôme Bonaparte naquit le 15 janvier 1784 à Ajaccio. Peu après la naissance, son père , Charles Bonaparte, embarque pour la France afin de se soigner mais il meurt à Montpellier le 24 février 1785. Jérôme ne l'a donc pas connu. La famille ne roule pas sur l'or et vit en économie fermée. Jérôme est laissé à lui-même et vit dans la rue.
En octobre 1791, l'héritage d'un oncle, l'archidiacre Lucien, permet d'améliorer la situation.
Les Bonaparte qui ont opté pour la cause de la France sont obligés de fuir sur le continent, Jérôme s'amuse durant la traversée qu'il n'oubliera pas. La famille, après un séjour à Toulon, dans la misère, s'installe dans une masure de Mionnac . Le frère Joseph, devenu commissaire de guerre de 1e classe appelle sa mère à Marseille où la famille s'installe près du vieux port et reçoit une petite pension comme réfugiés.
Peu à peu, avec la progression de Napoléon, la situation s'améliore. Peu après, Jérôme est envoyé à Paris dans un établissement surnommé «le collège des Irlandais» où il fait connaissance avec Eugène de Beauharnais. Jérôme y étudie le latin, les mathématiques, le dessin, la musique ... C'est un programme très vaste pour un paresseux de son espèce. Jérôme y fait des bêtises comme durant toute sa longue vie. Aucun professeur n'ose réprimander le frère du Général-en-Chef de l'armée d'Italie. Toute sa vie, il sera adulé.Une occasion d'interrompre ses études apparaît : Napoléon appelle sa famille dans sa cours de Mombello. Là, Jérôme qui a treize ans, est traité comme un prince. Rentrant à Paris, dans l'espoir d'améliorer sa formation, il est envoyé chez les Oratoriens de Juilly d'où sont sortis notamment Malebranche, Massillon et le maréchal de Villars. Là, Jérôme a un sursaut de courage et, l'année suivante obtient un premier prix en géographie. C'est un succès éphémère. Avec la montée de Napoléon, le conte de fée de l'adolescent continue mais Napoléon s'aperçoit que son frère n'apprend pas plus là qu'auparavant. Il est trop gâté par sa mère. Il dépense chaque fois plus mais on le rembourse.
À sa demande, il est engagé dans le régiment d'Eugène. Il en profite pour se pavaner dans son uniforme et mener une joyeuse vie.
Napoléon tente d'en faire un marin. Jérôme une fois de plus est protégé par les officiers et est traité avec honneurs. Le 28 novembre 1801, il embarque sur le Flamboyant comme aspirant de première classe. Après la prise de Port-au-Prince, il décide de rentrer à Paris mais Napoléon le renvoie à Nantes où il attend l'armement de l'Épervier. Il y mène encore une grande vie.. A la Martinique, il se repose deux mois à cause d'une maladie. Il veut abandonner la marine mais Napoléon le lui refuse. Il est renvoyé en France commandant l'Épervier commet l'erreur d'arraisonner un navire de guerre anglais ( on est en pleine Paix d'Amiens). À Pointe-à-Pitre, Il abandonne son navire qu'il renvoie en Europe .
Ce navire sera arraisonné par les Anglais et Jérôme échappa donc à être pris comme otage. Jérôme s'embarque avec une petite cours pour les États-Unis. Il arrive à Norfolk le 20 juillet 1808 en rupture de bans.