Publié pour la première fois en 1976 par Arts et metiers géographqiues dans la collection « les grands batisseurs ».
L’ouvrage que nous étudions est une réedition de 1979 chez Flammarion.
L’ouvrage se découpe en quatre chapitres : 1. Eclat, 2. Rigueur, 3. Création et 4.Héritage à la fois chronologiques et à la fois déscriptif des situations de l’époque, des rapports sociaux.
1 : Introduction et origine des richesses monastiques dues aux œuvres des seigneurs qui s’expriment dans le faste et la décoration, la fete et l’
art. Mais le début du XIe siècle est un tournant à plusieurs égards. D'une part, on observe à ce moment une résurgence de la monarchie par rapport aux autres puissances féodales. Celle-ci s'accompagne d'un reflux du pouvoir vers les évêques, au détriment des monastères. Les mentalités se transforment. On voit l'émergence d'un désir de lucidité, d'une envie de changer de cadre de foi. C'est dans ce cadre que va s'inscrire la réforme cistercienne.
2 : La croissance économique, après avoir enrichi les moines, provoque une évolution sociale donnant lieu à une renaissance urbaine qui révèle de grandes inégalités. Ces inégalités donneront lieu à une remise en cause du faste bénédictin et à un élan d’austérité personifié par St Bernard et l’ordre cistercien. Ce développement du mouvement cistercien s'accompagne d'un développement des constructions de monastères, édifice de sens et d’ordre.
3 : propos sur l’environnement d’établissement des monastères cisterciens suivant la rigueur prescrite, description du symbolisme du batiment et spécificité du cloitre et de l’Eglise. Ainsi que d’autres parametres plus généraux sur la période comme l’évolution de la valeur du travail et les rapports au sein du monastère entre convers et moines.
4 : Les limites de l’ordre cistercien et son relachement à qui la sécheresse des moines, leur rapacité, sont dénoncées. Les évolutions de mentalité de la société d’ordre rend le monastère inutile. Enfin, la puissance grandissante des cités par rapport aux campagnes renforce l'importance de la cathédrale par rapport au monastère. L'école cathédrale prend le relais des cisterciens dans la voie de l'austérité.