Accueil Shvoong > Sciences Humaines > Histoire  > Evolution de l'habitat en Egypte (1)

.

Evolution de l'habitat en Egypte (1)

Summary rating: 4 stars 2 Notes
Auteur(s) : Jérôme ANTENAT
Résumé par : jejex68
Visites: 300
mots: 900
Publié le : mars 11, 2006
EVOLUTION DE L’HABITAT URBAIN DANS
L’ANCIENNE EGYPTE (1)





1. La maison de la préhistoire
Longtemps l’égyptologie a dû se contenter d’observer et travailler sur l’architecture et la structure des temples monumentaux qui parsèment le territoire égyptien.
Loin encore d’avoir toute la documentation nécessaire à des études approfondies concernant l’habitat aux diverses époques, nous pouvons cependant nous faire une idée très proche de la vérité sur ces habitations particulières.
Mais nous devons prendre en considération plusieurs facteurs afin de bien comprendre et d’expliquer le pourquoi des évolutions et des changements constatés au fil des siècles, et notamment le facteur primordial qu’est le climat.
Au paléolithique, le climat humide varie et devient plus sec et plus chaud ; les peuplades se regroupent donc aux abords du fleuve.
Les premières habitations sont très succinctes et simplement composées de feuilles de palmiers
maintenues ensemble par du jonc et du roseau.
Ces huttes « primordiales » en clayonnage, recouvertes ou non de boue, sont souvent entourées d’une palissade en roseaux, et regroupées en ce qui pourrait déjà indiquer une forme d’urbanisme ; comme nous le démontrent les vestiges de ce village retrouvé derrière le grand temple de Séti 1er à Abydos.
Celui-ci, de forme ronde dont le rayon équivaut à une trentaine de mètres, est d’époque nagadienne. Le plan urbain est d’ores et déjà établi car les fours communs (d’un diamètre considérable : près de 6 mètres) et les silos à grains sont placés en bordure d’agglomération, de façon à ce que les fumées n’incommodent pas les villageois.

Dès le néolithique, ces huttes sont remplacées par des maisons en limon du Nil, comme nous le montre un modèle en argile, découvert dans une tombe de la Haute Egypte dans laquelle était inhumé un défunt en position accroupie. Le plan en est rectangulaire. Les murs, qui s’élevaient obliquement sont en limon ; en revanche les montants de la porte et l’architrave sont en bois ou en tibia d’hippopotame. Il en va de même de la poutre arrondie reliant les deux montants et sous laquelle devait se trouver une porte à un ou deux vantaux. A la paroi postérieure, à une certaine hauteur, s’ouvrent deux fenêtres jumelées, pourvues en haut et en bas de courtes poutres de bois.
Le sol est légèrement creusé en entonnoir et muni en son centre d’un vase poreux à goulot, enfoncé en terre et destiné à recueillir l’eau.
Ces habitations sont légèrement enfoncées d’une vingtaine de centimètres dans le sol.
Bien sûr la technique de fabrication va changer, surtout dans la conception de la matière première qu’est le limon. De simple pisée les Egyptiens vont, rapidement, faire sécher au soleil le limon et la paille en conglomérat maintenu dans un cadre de bois ou de roseau, afin d’en obtenir de la brique dite crue séchée au soleil.
Cette industrie sera tellement florissante qu’elle sera très rapidement monopolisée par les
gouvernements successifs, marquant chaque brique du sceau du roi au pouvoir.




2. Forteresses, ou villes fortifiées thinites ?
Compte tenu du fait que très rapidement les villageois se regroupent et encerclent leur village de palissade en roseaux puis de murs en briques, il devient fort peu aisé de déterminer la nature des habitations : soit forteresses, dévolues à une utilisation militaire, soit villes fortifiées.
Dans le premier cas, il est évident que nous pouvons concevoir que les fortifications d’une place
militaire se doivent d’être redoutables et imprenables, marquant bien souvent un point stratégique de la géographie locale.
En effet, il est très intéressant de voir si l’Egypte, à l’époque protodynastique ou thinite, était un pays truffé de forteresses ou si chaque agglomération avait dû s’entourer de murailles défensives. Dans ce dernier cas, cela reviendrait à convenir que le conflit, pour l’unification de l’une des premières civilisations de l’histoire humaine, ait été généralisé et non pas cantonné à une guerre entresouverains et partisans de celui-ci.
Afin de nous faire une idée plus précise sur ces périodes troublées, nous avons des indices tels que la massue du roi Scorpion et la palette votive du roi Narmer.
La première est assez représentative du tracé d’une ville primitive. Dans la partie inférieure de la massue, on distingue assez nettement une enceinte végétale ronde délimitant un village ou une palmeraie ; cette représentation est d’autant plus intéressante pour l’égyptologie car elle désigne, dans une certaine mesure, le plan rond « niwt » qui désignera et déterminera les agglomérations dans l’écriture.
La palette du roi Narmer est, elle, très représentative d’une forteresse à but purement militaire. Sur le recto, on voit le roi figuré en taureau, dévastant une place forte semi-circulaire, tout en piétinant un de ses habitants. Quant au verso, une autre enceinte, de forme rectangulaire, y est représentée au-dessus du corps d’un ennemi vaincu. Cette enceinte en délimite d’autres, elles aussi rectangulaires et plus petites.
Les éléments ronds ou ovales semblent donc être des villes ou villages sans aucun rapport avec un quelconque conflit armé, mais représentés avec leur enceinte fortifiée car les agglomérations en question devaient en comporter réellement, tandis que les éléments quadrangulaires semblent donc représenter des places fortes, franchement militaires.
Veuillez noter ce résumé : 1 2 3 4 5


Commentaires sur Evolution de l'habitat en Egypte (1)

Résumés gratuits à lire - Écrivez pour de l'argent

Résumez la connaissance humaine sur Shvoong. Join us!

------



Shvoongers récents

  • Orwin
  • AnaPatricia
  • AMEBARUA
  • ElisaLettieri
  • leavalles
  • hailied128
  • yonas
  • peredone
  • LadyLucy
  • Latroche
  • astartee512
  • Mickaelus

.