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Les peuples de la mer sous Ramses III

Summary rating: 4 stars 14 Notes
Auteur(s) : Jerome ANTENAT
Résumé par : jejex68
Visites: 536
mots: 900
Publié le : mars 10, 2006
LES PEUPLES DE LA MER
C’est au 13ème siècle avant J.C. que ces peuples font leur apparition en Egypte. Des
tentatives d’incursions dans le delta du Nil, rapidement repoussées par
le pharaon Meremptah.
Mais c’est au cours du règne de RAMSES III que cette invasion prend tout son sens; car
sous la forme d’un flux migratoire
.Le papyrus « Harris »(1) rapporte: « Les pays étrangers ont comploté dans leurs îles.
Soudain ils se mirent en mouvement et se répandirent en combattant. Aucune nation ne put
résister à leurs bras ».
Mais qui sont ces peuples de la mer?
Les Egyptiens appellent ainsi les Achéens et les peuples d’Asie Mineure tels que: Mysiens,
Lydiens, Cariens et Lyciens, que les invasions doriennes avaient refoulés vers la Phénicie, la
Palestine. La plupart envahirent la Libye ou pays de Tjehenou, parmi eux se trouvent les
«Libou» qui donnèrent leur nom au pays.
(La mythologie grecque s’est d’ailleurs fait le chantre de ces conquêtes. La légende d’Europe et de
Zeus est l’expression poétique de la pénétration des civilisations d’Asie occidentale dans la mer Egée)
Il semble donc établi que ces différentes tribus soient originaires de Mycènes et de Crête.
C’est donc une véritable confédération d’états qui se dirige vers l’Egypte et dont nous
connaissons la composition :
les Pelests (Philistins);les Tjeker (sans doute les Teucri de la Troade); les Shekelesh (sans
doute les Sikélès de Sicile); les Wesheh (d'origine inconnue); et les Denyen ou Dardani
(sans doute les Danaoi de l'Iliade)
Le récit des affrontements entre Ramsès et les peuples de la mer sont gravés dans le temple
funéraire du roi, à Médinet Habou:
Ce récit représente d’ailleurs la plus longue représentation hiéroglyphique connue et est
situé sur le mur extérieur du deuxième pylône, du côté nord. On remarque que la porte
d’entrée du temple a pris pour modèle une tour syrienne fortifiée, un migdol.
C’est donc en l’an 8 du règne de Ramsès III que les peuples de la mer, après un séjour en
Syrie, entrent en Egypte. Lancés à leur rencontre, le pharaon et son armée déciment les
assaillants « terrestres » à la frontière. Selon les conventions de l’art égyptien, les images du
roi le représentent sur son char, dominant ses adversaires de sa taille hors du commun.
Néanmoins, la guerre n’est, pour le moins, pas gagnée ; des navires ennemis se dirigent
vers l’embouchure du Nil où les y attend la flotte égyptienne.
Dans leurs jupes coupées à la hauteur des genoux, les assaillants impressionnent par leur
taille et leur allure quelque peu « sportive ». Le vêtement semble fait d'une large pièce de
tissu enroulée autour du bassin et retenu à la taille par une ceinture ; le dernier pan se
termine par une pointe ornée d'un triple gland. Chez certains, on soupçonne une cuirasse qui
reproduit la courbure des côtes : il s'agirait d'une matière rigide, du cuir peut-être, recouverte
de lames de métal. Leurs boucliers de forme ronde ou un peu allongée, à base rectiligne,
sont assez petits.
Les visages sont bien rasés et la ligne reliant nez et front est droite, ce qui correspond tout à fait au célèbre profil
caractéristique des anciens habitants de la Grèce ; idem pour les coiffures que les artistes
présentent avec minutie. Nous en distinguons trois types précis, et chacun,
comme l'indiquent les inscriptions, est donné comme le signe distinctif d'un « peuple » en
particulier. Les « Sheklesh » portent une sorte de bonnet
en filet, qui descend sur la nuque. Les «Sherden» portent un
casque assez haut, de forme un peu conique et muni de deux cornes. Le troisième type de
coiffure est nettement celui qui domine dans l'ensemble du tableau ; il s'agit d'une sorte de
touffe de «plumes» dressées, retenues à la tête par un bandeau, le tout fixé à un bonnet qui
s'adapte bien au crâne. Cette coiffure est portée par trois peuples différents: les «Denyen»
les «Tjekkeret les «Pelests».
Les militaires égyptiens ne s’étant jamais montrés être de grands marins, il est intéressant
de voir rares représentations de bataille navale sur , ouadj our, la «Très Verte»
comme ils appellent la mer Méditerranée
Les représentations sur le mur nord de Médinet Habou décrivent des archers du roi
décochant des volées de flèches sur des navires ennemis rabattus à l’aide de grappins
Néanmoins, les inscriptions, sur le temple funéraire de Ramsès III ou celles du papyrus
Harris, ne mentionnent pas que le roi d’Egypte ait poursuivi les peuples de la mer pour les
anéantir. On peut naturellement se poser la question du pourquoi ; car une telle manœuvre
militaire aurait été stratégiquement raisonnable.
La conséquence de cette non poursuite est l’établissement du reste de ces peuples à
s’établir sur une bande côtière méditerranéenne du Proche Orient, à laquelle ils donnèrent le
nom de leur groupe ethnique le plus important : la Palestine (Peleset qui signifie Philistins)
J.A
(1): le papyrus Harris du nom de son propriétaire privé , est le plus long papyrus retrouvé: 40.5 mètres et se
trouve être un bilan économique de l’Egypte sous Ramsès III.
Veuillez noter ce résumé : 1 2 3 4 5


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