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La visite de la fanfare

par : Manor16    

Auteur(s): Eran Kolirin
Film La visite de la fanfare
Réalisateur : Eran Kolirin
Avec : Sasson Gabai (Tewfiq) Ront Elkabetz
(Dina), Sale Bakri (Khaled)
Un jour, il n’y a pas longtemps, une petite fanfare de la police égyptienne vint en Israël. Elle était pour jouer lors de la cérémonie d’inauguration d’un centre culturel arabe.
Seulement à cause de la bureaucratie, d’un manque de chance ou de tout autre concours de circonstance, personne ne vint les accueillir à l’aéroport.
Ils tentèrent alors de se débrouiller seuls, pour finalement se retrouver au fin fond du désert israélien dans une petite ville oubliée du monde. Un groupe de musiciens perdu au beau milieu d’une ville perdue. Peu de gens s’en souviennent, cette histoire semblait sans importance...
La ligne de narration es simple.Le réalisateur se maintient loin de tous les stéréotypes. La belle Dina qui tient le café local dit : « Ici, pas de centre culturel arabe, pas de centre culturel israélien, pas de culture de tout » Son café est décoré des photos de soldats israéliens montant à l’assaut du Sinaí. Tout à la fois sarcastique et chaleureuse, Dina va convaincre Tewfiq, le chef de la fanfare,  d’accepter ainsi que Khaleb, jeune séducteur sans frontières,  son hospitalité, tandis qu’elle va caser le reste de la fanfare chez ses parentes et amis plus ou moins consentants. Tout va se jouer dans les quelques heures à venir, au gré de rencontres apparemment anodines dont personne, pourtant, ne sortira tout à fait semblable à ce qu’il était ou présentait.
L’isolement du village contraint ses habitants à la répétition de l’ennui, au manque de  travail et d’occasions amoureuses, à la lassitude des promesses non tenues, mais les éloigne avantageusement du cynisme des discours officiels et des fascinations urbaines. Dina a peur de vieillir seule et avoir des fantômes comme ceux qui hantent Tewfiq les tiennent peut-être par la main dans un territoire que leurs solitudes partagent. Leur commun idéalisme se planque chez elle derrière des manières de divorcée libre  qui déconcertent ce chef d’orchestre fermé dans des principes que démentent les tourments de son coeur.
A travers de situations très simples, le réalisateur trouve le juste tempo de sa composition, de la finesse des dialogues, aux silences, aux longues séquences , en scènes drolatiques  filmées en plans larges, C’est vrai
ment un régal.
Merci par votre comentaire.
Publié le : décembre 30, 2007
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