Aussi, a-t-il bien voulu répondre à des questions non moins lacinantes. "Ecoutons" le :
ry : présentes toi à nos lecteurs.
ss : je me nomme salah sahoui et suis agé de plus de trente (40) ans (41 exactement. je suis marié et père de deux petites fillettes. enfin je suis poète de vocation.
ry : poète depuis quand ?
ss : depuis que j’ai gouté à la misère.
ry : de quoi traitent tes poêmes ?
ss : ils reflètent ce que j’ai enduré, la soufrance que j’ai connu continuellement.vous conviendrez avec moi et parfaitement, que dans un monde où le vice devient une vertu et où l’échelle des valeurs n’est plus respectée, l’homme se réfugie, comme moi par exemple dans la description poétique.
ry : tu es donc un rebelle.
ss : effectivement puisque je ne cesse de m’opposer à l’ordre établi, à la pensée unique et inique aussi.
ry : pourquoi ?
ss : à mon avis, on ne peut pas progresser si on refuse la diversité.
ry : c’est à dire ?
ss : l’arabe algérien ne pourra jamais évoluer sans l’éxistence de la langue berbère (tamazighth) et ceci réciproquement.
ry : tes thèmes préférés
ss : le romantisme et le social reviennent dans mes poèmes.
ry : quel est le poète
kabyle qui t’a le plsu marqué ?
ss : si-moh ou m’hand demeure pour moi l’idole, le summum de la poèsie kabyle.
ry : tu as des projets ?
ss : oui. j’aimerai tant éditer un jour un recueil de mes poèmes.
ry : qu’attend tu pour le faire ?
ss : le manque de moyens finançiers me freine considérablement en ce moment.
ry : le mot de la fin.
ss : je vous remerçie vivement .
RACHID YAHOU