AFRIQUE : POTENTIALITES et OPPORTUNITES CINEMATOGRAPHIQUES
L’EXEMPLE DE LA COTE D’IVOIRE II. OPPORTUNITES
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Du vent de libéralisation du secteur de l’ audiovisuel soufflant sur toute l’Afrique Poussée par les bailleurs de fonds internationaux et les grands milieux d’affaires, l’Afrique s’est lancée depuis quelques années déjà dans un processus de libéralisation accrue touchant du coup tous les secteurs d’activités dont l’audiovisuel. Bien entendu, certains pays sont dans cette grande mouvance en avance sur d’autres. Toutefois, l’implication essentielle de cette reforme politico-économique est que de nombreuses chaînes de télévision privées se créent de plus en plus si celles-ci n’existent déjà. Et pour les patrons de ces chaînes,
LE plus grand souci est de trouver des programmes d’émissions, surtout de loisirs, à
même d’animer constamment leurs temps d’antenne. Quand l’on connaît en outre la tendance globalement cinéphile des
téléspectateurs africains et le manque de productions locales (inexistence totale de feuilletons, de séries TV, de téléfilms) de même que le coût généralement trop élevé des productions étrangères si celles-ci sont relativement récentes, on devine alors aisément l’accueil triomphal que les téléspectateurs africains peuvent réserver à des
films tournés sur le plan local, avec des acteurs locaux, et donc nécessairement plus proches de nos réalités quotidiennes. Aujourd’hui, s’il y a un pays qui tient vraiment le haut du pavé en terme d’audimat, c’est bien le Brésil qui à travers ses films à l’eau de rose, a su se mettre en phase avec un public africain qui semble en raffoler. Tant et si bien que tous les films brésiliens bénéficient d’emblée de préjugés favorables auprès des téléspectateurs ivoiriens. Un autre avantage non moins important que présente le paysage audiovisuel actuel de l’Afrique est la minimisation des coûts de publicité des films car le nombre limité de chaînes de télévision permet de toucher à la fois un
très large public. Encore une fois, je voudrais insister pour dire que ce public est très friand de films à sensations, d’où le choix sans équivoque que j’ai décidé d’opérer en m’inspirant très largement des films hollywoodiens tout en me débarrassant du traditionnel folklore qui affuble tous les films africains réalisés jusqu’à ce jour. Après tout, n’est-ce pas pour la satisfaction d’un public plus large que nous avons choisi d’exercer ce métier ô combien difficile ? Alors, que nous coûterait vraiment de servir à ce public ce qu’il désire si farouchement ? D’ailleurs, on ne va jamais à la pêche avec les mets dont on raffole soit même mais plutôt avec les meilleurs appâts pour poissons.
CONCLUSION :
Alors, que ceux qui ont les moyens d’y faire du business n’hésitent plus. Après tout, l’heure de la Mondialisation a sonné !
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