AFRIQUE : POTENTIALITES et OPPORTUNITES CINEMATOGRAPHIQUES
L’EXEMPLE DE LA COTE D’IVOIRE
¨ Un public très friand de films à sensations
Ce public est de plus en plus nombreux de nos jours dans tous les pays africains, avec pour prédilection les films hollywoodiens ou alors ceux qui s’en inspirent largement. C’est d’ ailleurs l’une des raisons essentielles du succès de & laquo; BRONX-BARBES & raquo;, l’un des rares films africains de ce genre à ce jour. Par ailleurs, au moment où je conçois LE présent dossier (Janvier 2002), un film Sud Africain « Mr. Bones » réalisé par un certain GRAY HOFMEYR et produit par la société UNITED INTERNATIONAL PICTURES, vient de battre selon la chaîne de TV EURONEWS le record d’audience détenu jusqu’ici par le film planétaire « HARRY POTTER » lors des trois premières semaines d’exploitation.
Quant aux salles de cinéma, un pays comme la Côte d’Ivoire en dispose énormément dans la quasi-totalité de ses villes, servant à la fois pour les manifestations culturelles compte tenu de l’inexistence d’une vraie industrie cinématographique locale. Ces salles sont d’ailleurs relayées par de nombreuses vidéothèques de même que ce que nous appelons ici les « vidéoclubs » qui ne sont en réalité que de petites salles de diffusion de films par magnétoscopes. Elles aussi très répandues, ces salles peuvent s’avérer au besoin très efficaces dans la visée d’un public plus large aux fins d’une véritable promotion des acteurs. Au passage, il est important de souligner que depuis quelques temps, certaines grosses productions américaines passent en simultané en France et en Côte d’Ivoire. C’est là un gage de succès et de sérieux dont peuvent légitimement se targuer les propriétaires des salles de cinéma d’ici.
¨ L’avantage d’une économie intégrée Aujourd’hui, il est peut-être indéniable que les pays africains longtemps absents sur l’échiquier économique mondial sont considérés par beaucoup d’occidentaux comme des pays à risques compte tenu du poids insoutenable de leurs dettes qui accentuent chaque jour un peu plus la pauvreté des populations. Cependant, se retrancher derrière une telle analyse relèverait de nos jours d’un pur simplisme. Tout simplement parce que cette Afrique des clichés historiques à fort relent de folklore a bien changé depuis, s’adaptant à toutes les nouvelles donnes politique, économique et sociale mondiales. Ainsi, côté finances, un grand nombre de ses Etats présentent un minimum de garanties financières et monétaires eu égard aux différentes intégrations régionale ou sous-régionales qui se mettent progressivement en place si celles-ci n’existent déjà. A titre d’exemple, un pays comme la Côte d’Ivoire adopte une monnaie commune avec d’autres pays d’une zone monétaire dite « Zone Franc CFA » réunissant une quinzaine de pays avec pour avantage d’avoir cette monnaie arrimée depuis janvier 2002 à l’ « Euro » qui est la monnaie de l’Europe unie. D’autres exemples existent bien sûr ailleurs sur le continent en attendant la mise en œuvre de la grande « Union Africaine » C’est le cas des pays du Maghreb (au Nord de l’Afrique) de même que la SADEC en Afrique australe avec comme leader l’Afrique du Sud qui du point de vue infrastructures, n’a rien à envier aux pays développés.
Or comme nous le savons tous, la notion d’économies intégrées rime obligatoirement avec celle d’extension des marchés et donc d’accroissement des devises. C’est de ce fait les entreprises installées ou travaillant dans ces zones qui s''en portent du coup mieux avec les nombreuses opportunités d’affaires qui se créent.
(La suite dans une troisième partie…)
RAYBLACK
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