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La musique andalouse marocaine

Summary rating: 3 stars 12 Notes
Auteur(s) : Daniel Eisenberg
Résumé par : educaweb
Visites: 628
mots: 900
Publié le : janvier 09, 2007
Connu autrefois sous le nom de “moussiqua al-âla,” musique instrumentale sansdoute pour la différencier de la musique vocale, à caractère religieux, où l'emploid'instruments de musique est banni, à l'exception de ceux qui servent à accuserle rythmece patrimoine est aujourd'hui communément appelé “at-Tarabal-Andaloussi,” littéralement: enchantement provoqué par la musique andalouse,ou plus simplement “al-Moussiqua al-Andaloussia,” la musique andalouse.Cette musique est l'un des vestiges les plusattrayants et pourtant le moins connusurtout en Occidentd'une civilisation trèsraffinée, la civilisation hispano-maghrébine, née de la fusion des cultures marocaineet andalouse et dont le Maroc est devenu, par la suite, l'héritier fondamental.Les deux pays ont même été unifiés durant une assez longue période, sous lerègne des Almoravides, des Almohades et des Mérinides. Musicien de grandtalent, Ziriab avait suscité la jalousie de son maître Ishaq al Mawsili (767-850)à la cour de Haroun ar-Rachid et fut contraint, sous ses menaces, de quitterBagdad et d'aller faire prévaloir ailleurs ses talents artistiques. Pourélargir le registre du luth, il l'avait doté d'une cinquième corde et pour enaméliorer la sonorité, il employait un plectre en plume d'aigle et des cordesen boyaux de lionceau. Enfin, pour enseigner le chant selon ses nouvelleméthodes et lui assurer une longue durée, il fonda à Cordoue un conservatoireoù il donnait lui-même des cours, assisté de ses fils et de ses disciples. Sévilleen fut submergée, comme par un océan, et, après sa prise par les Chrétiens, cetart se répandit en Ifriquïa et au Maroc. (Ibn Khaldoun, al-Mouquaddima).Sous la Dynastie Almoravide, la musiqueandalouse connait une grande vogue au Maroc. Avec l'avénement des Almohades, la musique tombeen discrédit, à cause du caractère puritain de leur doctrine. Ibn Toumert,fondateur de la Dynastie, incitait ses partisans à détruire les instruments demusique. Ces cantiques étaient composées sur des modes andalous et puisaientleur inspiration de la musique andalouse.Ibn Khaldoun, cité plus haut, nous fournit desrenseignements précieux concernant cette musique au temps des Mérinides: unegrande partie du répertoire semble avoir été perdue, ce qui en subsisteappartient à l'école de Séville. Ce sont aussi des foyers d'enseignement dusoufisme. La récitation du Coran, le chant des “madihs,” les cérémonies du“dhikr” (3... font partie de cet enseignement et tirent leurséléments musicaux du riche répertoire andalou.Moulay Mohammed IV et Moulay El Hassan I fondent,respectivement, à Fès et à Marrakech, des écoles qui dispensent, entre autres,l'enseignement de cette musique. Enfin, les grands maîtres de cet art jouissentde la protection des souverains alaouites et sont comblés par eux d'honneurs etde bienfaits. Quelques unes ont perdu l'une des cinq parties ou “mawaizin” dontelles se composent, telles la nawba d'ar-Rasd et la nawbad'al-Hijaz al-Mcharqui. Des chants composés sur des modes étrangers à la nawbadont ils font partie et appelés “yata-im” (orphelins), témoigent de ladisparition de “suites” entières. Les “sana”' ou chansons composant chaque“mizane” sont indépendantes les unes des autres, mais, au cours d'un concert,on les enchaîne les unes aux autres, sans en interrompre le rythme, et ce,généralement, en modifiant la durée des notes finales.Les poèmes chantés se composent de deux à septvers: ils appartiennent, pour la plupart, à deux genres littéraires créés etmis en vogue en Andalousie et qui se prêtent très bien au chant: les“mouwachah” , composés en arabe classique, et les “zajal,” enarabe dialectal. Ce sont des poésies strophiques où alternent mètres et rythmesdiversifiés et qu'on chante sous forme de couplets et refrains. Parfois, desmorceaux de musique, plus ou moins longs, appelés “tawachi” viennents'intercaler entre les chants, surtout dans le “quoddam.” L'existence de modesgrégoriens dans la musique andalouse est une autre preuve qconnu de grandes transformations depuis ses premiers temps. En Espagne,elles (5 étaint employées dans le chant liturgique wizigothique et,plus tard, mozarabe. Les premiers compositeurs de musique et de chants andalousdevaient, consciemment ou non, tenir compte de cette réalité. Nous avons vu,plus haut, que le chant des premiers Andalous était inspiré de celui desChrétiens et des “houdat.” Il paraît même, qu'à des époques ultérieures,l'influence de la musique espagnole ne cessa pas de s'exercer, parfois même,elle etait recherchée: Ibn Baja, grand compositeur du douzième siècle “faisaitdans ses chansons un mélange de mélodies orientales et chrétiennes quiconvenait au goût des Andalous et eut leur faveur. Ils imitèrent sa méthodedans leurs compositions et ne s'en écartèrent point” (Ahmad at-Tifachi).La musique andalouse marocaine est donc unesynthèse des traditions musicales arabes, berbères et espagnoles. La musique andalouse marocaine continuejusqu'à nos jours de se transmettre par tradition orale. En tête de chaquevolume figurera un tableau des divers rythmes employés dans la musiqueandalouse, ainsi qu'une analyse des principaux modes afférents à la nawbadont il fait l'objet.
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Commentaires sur La musique andalouse marocaine

  1. Le resumé

    Elisabeth Morfar

    lundi 8 octobre 2007

    Il y a beaucoup de fautes à corriger je parie que ce sontdes africains qui l'ont écrit...

  2. traduction

    albert-guigui

    jeudi 17 janvier 2008

    comment avoir la traduction du texte que j'ai lu plus haut en hebreu je vous remercie beaucoup.

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