• S'inscrire
  • ‎Qu'est-ce que Shvoong ?‎
  • S'identifier
    S'identifier
    Mémoriser mon nom d'utilisateur Mot de passe oublié ?

Résumez la connaissance humaine sur Shvoong

.

Accueil Shvoong>Arts & Lettres>Lorca Federico Garcia Les chemins sous la lune du poète

.

Lorca Federico Garcia Les chemins sous la lune du poète

par : educaweb    

Auteur(s): Traduit par G. Pillement
Toutes les choses ont leur mystère, et la poésie, c'est le mystère de toutes les choses. (Lorca)De celui qui chantait
avec la douceur du nard les chemins de lune, lesfrémissements du chant et de la danse à celui qui à New-York criera le chantdes tours et du bitume, il y a une longue route.Que reste-t-il du bel andalou? Des mots de source fraîche, des rires, des yeuxnoirs couvrant de désir les jeunes garçons et les matadors. Lorca étaitmusicien, peintre et cantaor des douleurs . Excellent pianiste etguitariste, il jouera plutôt des sons des mots.L'une des merveilles du cante jond en dehors de l'essentielle mélodie,réside dans les poèmes. Les plus infinies nuances de la Douleur et de la Peine,mises au service de l'expression la plus pure et exacte, battent dans lestercets et les quatrains de la "seguiriya" et ses dérivés. Beauétait le temps, joyeux ses compagnons. Soupçonné de sympathies républicaines,et plus encore coupable de "ses moeurs dépravées" au regard dufascisme catholico-franquiste, il est arrêté à l'aube. Federico Garcia Lorcaest fusillé entre Viznar et Alfacar avec ses compagnons de captivité. Laparution du "Romancero Gitan" en fait un dieu vivant. Il aurait pu secomplaire dans le rôle de troubadour de l'Andalousie, mais un voyage en 1929 àNew-York change en profondeur son écriture et son rapport au réel.Écrit en pleine urgence à New-York même, "'Le poète à New-York","Au roi de Harlem" et "Ode à Walt Whitman" sont d'unsouffle différent et autrement ample que ses coplas. Là il est immense etprophétique, loin du délicat écheveau de Grenade.Lorca va marcher au travers des pierres et du temps, des figues et deschevaux.Le poète est connu, mais l'amoureux fou du théâtre un peu moins: Lethéâtre c'est la poésie qui sort du livre pour descendre dans la rue.Ce besoin de descendre des salons littéraires, des cénacles, Lorca le trouvesur la poudre des chemins, dans les rues. J'accompagne déjà des fandangos,des peteneras, et les cante des gitans : les tarantas, bulerias et romeras. "Le théâtre est une école de larmes et de rire, une tribune libre où l'on peut défendre des morales anciennes ou équivoques et dégager, au moyend'exemples vivants, les lois éternelles du coeur et des sentiments de l'homme. Le théâtre est un des instruments les plus expressifs, les plus utiles à l'édificationd'un pays, le baromètre qui enregistre sa grandeur ou son déclin". Hommedu chant intime et du tragique immense, Lorca restera "une fable desfontaines".- Federico tomba mort - du sang sur le front, du plomb dans les entrailles ... On le vit marchant entre des fusils Par une longue rue Qui donnait sur la campagne froide de l'aube, encore sous les étoiles. Ils tuèrent Federico Alors que pointait la lumière. Le peloton de bourreaux N'osa pas le regarder au visage. Tous fermèrent les yeux ; Ils prièrent...Dieu lui-même ne te sauverait pas... - Federico tomba mort - du sang sur le front, du plomb dans les entrailles - ... C'est à Grenade que le crime eut lieu, Vous savez - pauvre Grenade ! - dans sa Grenade ! <...> On les vit s'éloigner... Taillez, amis, Dans la pierre et le rêve, à l'Alhambra, Une tombe au poète, Sur une fontaine, où l'eau pleure, et, éternellement dise : Le crime eut lieu à Grenade ... dans sa Grenade !
Publié le : janvier 07, 2007
Veuillez noter ce résumé : 1 2 3 4 5

Bookmark & share this post

.