LES BAGUIRMI (ou BARMA):
Composée d'arabes, de Peuls, de Kanouri, de Sara et même de Berbères, cette
population qui
est estimée à près de 50000 âmes a édifié un sultanat entre le 16èm et le 19èm siècle sur la partie orientale de l'Afrique de l'Ouest. Vassalisé par le royaume de Bornou, il se déplaçera pour disparaître ensuite. La
langue parlée par les Barguimi appartient à la famille Nilo-Saharienne et est du
groupe Tchadien.
LES BALANTES :
installés en Guinée Bisseau et au Sénégal, les Balantés
parlent une langue Nigéro-Congolaise du groupe Atlantique Occidentale. Evalués à 300000 personnes, cette population pratique l'agriculture et élève des porçins. Les coutumes de cette ethnie repose sur un matrilinéaire rigoureux.
LES BAMBARA :
Habitant principalement le Mali, les Bambaras parlent une langue Nigéro-Congolaise du groupe Mandé. La minorité qui vit au nord du Sénégal témoigne de l'éxistence d'un royaume Bambara qui a été détruit par les Toucouleurs (une ethnie du Sénégal). Organisés par des sociétés secrètes
initiatiques, agriculteurs et sédentaires et pratiquant l'animisme , leur filiation parentale repose sur une lignée patrilinéaire.
LES BAMILEKE :
ateignant près d'un million de personnes, les Bamiléké occupent le Sud-Ouest du Cameroun.
Ils parlent une langue Nigéro-Congolaise du groupe Bénéoué-Congo et pratiquent l'agriculture. Enfin, l'organisation de cette population repose sur des chefferies autonomes.
LES BANGUI :
Comme les précédents, ils parlent une langue Nigéro-Congolaise du groupe Bénéoué-Congo. Pêcheurs et agriculteurs, leurs villages compactes sont dirigés chacun par un chef. Ils vivent au Nord de la République Démocratique du Congo (ex.Zaire).
LES BANTOU :
Groupe de peuples habitant l'Afrique Sud-Equatoriale, ils sont près de 9000000. Le terme Bantou désigne tous les peuples de cette région à l'éxception des Hottentots et des Boschimans. Cette population est composée de Shona, Ngoni, Sotho, Zoulou, Tswana, Xhosa, Khoisan, Tsonga, Swazi et de beaucoup d'autres. Les langues usitées par ces peuples appartiennent toutes à la famille Nigéro-Congolaise et sont rangées dans le groupe Bénéoué-Congo. Fait significatifs, les langues Nigéro-Congolaises sont parlées par plus de...65000000 d'individus.
LES BAOULE :
Estimés à près de trois millions et habitant la Côte d'Ivoire, ils parlent une langue Akan du groupe Kwa. L'économie de cette population s'appuie sur l'exploitation du café et du cacaoyer.
Les Baoulé dont l'origine est Ghanéenne ont une organisation de type matrilinéaire.
LES BARI :
S'occupant de la pêche et de la cueillette, ils habitent le Sud-Ouest du Soudan. Estimés à près de 50000 âmes, ils parlent une langue Nilothique du groupe Soudanais Oriental.
LES BEMBAS :
De langue Nigéro-Congolaise et du groupe Bénéoué-Congolais, ils sont plus de 3500000 locuteurs et habitent principalement la Zambie. Ces agriculteurs ont une société qui repose sur un système clanique et sont organisés sur une filiation matrilinéaire. L'unité sociale de ce peuple demeure avant tout le village. Une royauté unit les villages qui forment de nos jours un Etat dans l'Etat Zambien.
LES BERBERES :
Occupant l'Afrique du Nord et l'Afrique Septentrionnale, ils sont constitués en trente sous-groupes (kabyles, touaregs, chaoui, chleuh, mozabites...) et parlent une langue Chamito-sémitique. Leur nombre avoisine les 25 millions disséminés sur un vaste territoire (maroc, algerie, tunisie, egypte, mali, niger, burkina faso, côte d'ivoire, libye et mauritanie) sont les premiers habitants de cette partie du continent africain. Leurs ancètres (à l'époque de l'antiquité !) sont appellés les "Proto-Berbères". Le morcellement de leur aire par des montagnes est la principale cause de leur éparpillement. C'est ainsi qu'ils n'ont pas pû connaître cette unité. Toutefois, ils ont été à la tête de puissants royaumes musulmans du 11ème au 14ème siècle (marabouts sahariens, mérinides, abdelwadides, hafçides, almohades chleuhs). marocains parlent la langue Amazigh ou Berbère), ils risquent de disparaitre en Tunisie (200000) et en Mauritanie. En Egypte ils occupent l'oasis de siwa (Ouest-Egypte). Enfin une diaspora estimée à 10000000 vit à travers l'Europe, l'Amérique et même en Asie où on les retrouve en Syrie et en Nouvelle-Calédonie.
LES BETE :
Parlant une langue Kru qui appartient au groupe Kwa, il représentent une population de plus de 3000000 vivant à l'Ouest de la Côte d'Ivoire. Dépourvue de tout pouvoir central, leur société repose sur une lignée patrilinéaire. Exploitant le café et le cacoyer, les hommes s'occupent de la chasse tandis que les femmes pratiquent l'agriculture.
LES BETSILEO :
Reposant sur un système clanique, ils occupent le centre de la grande île de Madagascar. Leur langue appartient à la famille malgache et est du groupe Malayo-Polynésien. Evalués à 1500000, ils pratiquent l'exploitation du riz en terrasses. Animistes mais monothéistes, les Betsiléo vouent un culte tenace et font des cérémonies élogieuses aux morts.
LES BETSIMISAKARA :
Cette population de l'Est de Madagascar parle le Mérina, une langue Malayo-Polynésienne du groupe Malgache comme celle des Betsiléo et est estimées à 1500000 d'âmes. Organisés au sein d'une société clanique, le pouvoir est partagé entre des chefs locaux et des Patriarches. A l'instar de plusieurs populations Africaines, ils pratiquent l'animisme.
LES BOSCHIMAN :
Ayant été refoulés du Nord de l'Afrique Australe par les Bantous, ils s'installeront dans le désert du Kalahari (Sud-Ouest du Botswana et Namibie orientale). Evalués à 10000 personnes, ils parlent une langue Khoisane et pratiquent la pêche et la cueillette.
LES BORORO :
Usitant un langage Nigéro-Congolais du groupe Adamaoua occidental, les Bororo habitent le Sud-Ouest du Tchad, sur la rive du lac qui porte le nom de ce pays.
(à suivre...)
Plus de résumés à propos de LES PEUPLES AFRICAINS (2ème partie)