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Secret de famille

par : Helene Larrive    

Auteur(s): Hélène Larrivé
Comment se crée une maladie dite mentale ou psychique?Existe-t-elle d'emblée, génétiquement, ou surgit-elle à un moment de
l'histoiredu malade comme une forme d'échappatoire (une protection) à unesituation? Les deux, parfois. La maladie se développe comme une réponse àune requête, voire une exigence, de l’entourage qui en a besoin pour subsister.Le malade en quelque sorte se sacrifie au groupe. ON le sacrifie certes mais ily consent pour le bon fonctionnement de tous. Et parfois il en tire quelque bénéficesecondaire. (Il n’est pas exclu, ou du moins, pas en apparence.) Dans dessituations graves (ou dramatisées par un élément dominant d’un groupe) il fautun abcès de fixation: ce sera lui. En ce sens, la maladie protège à lafois le groupe et le malade lui-même (bien que par ailleurs elle ledisqualifie). Cela débouche sur une double dépendance et explique parfois quel’entourage, quoiqu’il l’assure avec force, ne cherche nullement sa guérison, aucontraire. Les mots disent une chose et les gestes, une autre, opposée. Ce sontdes familles de double bind, celles où onexige «soisspontané» ou «obéis moi,désobéis» etc… Des familles de double discours. Le médecin souvent faitle jeu des dominants ou du consensus et il s’inscrit dans le rôle qui lui estimparti: il soigne UN malade, parfois fortement péjoré, et non le groupequi l’a sécrété, voire un autre VRAI malade, car il arrive que celui quiest «désigné» n’ait pas leprofil, tandis qu’un autre (souvent un parent ou un dominant), lui, dysfonctionnede façon manifeste sans que personne n’y prête attention. Le médecin n’est paslà pour désigner, pour juger, mais pour soigner… ce qu’on lui présente. C’estson fond de commerce. Or, une fois formaté, le malade tend à reproduire uncomportement acquis mais résistant (et en un sens, protecteur) qui, dans unautre entourage, n’est plus adapté. Si bien qu’il va soit s’exclure lui-même(et pour le coup, devenir réellement malade) soit être exclu (idem) outransformer le groupe à sa convenance; ou, le plus souvent, il recherchera un entourage socialdysfonctionnant de la même manière que celui dont il est issu: il al’habitude. De l’inexistence, de servir, et les tolère ou même semble lessolliciter. Secret de famille: le père (ou la mère) boit en cachette, sedrogue, ou l’un trompe l’autre qui se réfugie dans la psychose: tout vabien. Enfin… Non, pas tout à fait: c’est l’enfant qui va mal. Etreparent, c’est difficile… C’est lui la cause de tout. Le conflit de génération…L’adolescence, période pénible… Le manque de repères … de perspectives… Lesenfants trop gâtés… Mots vains, toujours entendus depuis des siècles (voir à cesujet la lettre de Cicéron qui fut donnée ironiquement à un journal comme unfait d’actualité, tout y est déjà!) qui cachent leur vide. Qui cachentqu’il est socialement mieux considéré d’avoir un enfant «àproblèmes» qu’un mari volage (oualcoolique). A la clé, la reconnaissance sociale: les parents sontadmirables. Secret de famille. L’enfant joue le jeu. Toujours. Parce qu’il aimeses parents et veut leur bien être. Il fera ensuite celui du mari, des amisetc… Secret de famille. Hélène Larrivé.
Publié le : décembre 08, 2006
Veuillez noter ce résumé : 1 2 3 4 5

Commentaires sur Secret de famille

Showing 1 out of 1   Ajoutez un commentaire.
  1. 0 Notes mercredi 27 décembre 2006
    1

    MAGNUSAMARALCAMPOS

    5 TO YOU ! ENGLISH SPOKEN STILL ???

    NO GERMAN OBTAINED TO READ IMMANUEL KANT OR ARTHUR SCHOPENHAUER! DO YOU KNOW WHY? BECAUSE THEY ARE JERKEYS ! AS WELL AS THE FRENCHMEN AND THE ENGLISH! ANY ONE OF YOU CAN DO TREAT A HOMOSSEXUAL NEUROSIS ? I KNOW HOW TO DO IN "KANT´S" WAY OR "SCHOPENHAUER´S" WAY ! READ www.neurosehomossexual.com.br.

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