En matière de
religion, l’hérésie a toujours existé. On peut à tort rapprocher cette déviance religieuse au Moyen Age, car
c’est plutôt lors de cette période qu’elle a été la plus présente. Dans un sens on peut élargir le concept de l’hérésie aux affaires culturelles et à la philosophie mais l’adjectif «
hérétique» serait inapproprié. La définition source de l’hérésie est qu’il s’agit d’une doctrine émise au sein de l’église catholique et qui est par la suite condamné par elle comme corrompant les dogmes. Il a existé des dissidents et des hérétiques dans toutes les religions, que ce soit le Judaïsme, le christianisme où l’Islam, et ce qu’on entend le plus souvent par «
hérésie», est une déviance sur le contenu de la foi, qu’on doit toujours différencier du schisme qui lui est une insoumission légitime à l’ordre écllésiatique? Selon le Grec
hairesis: (préférence pour une doctrine), est d’abord une école de pensée, et sa traduction latine est
secta, qui veut dire secte. C’est donc l’écartèlement des croyants sur le thème ou un concept de la
religion qui les pousse à se différencier les uns les autres et à créer des déviances. Cependant tout au long de l’Histoire ces dissidents ont été combattus fermement et châtiés, car une hérésie qui réussit devient une religion autonome. C’est le cas du protestantisme en 1598, où l’édit de Nantes a du admettre l’existence d’une religion qui est prétendue «réformée», du fait qu’elle avait un fort pouvoir politique. Il n’est a pas été ainsi durant toute l’époque médiévale où beaucoup de courants hérétiques se formèrent. Il en va ainsi pour le Catharisme, le Manichéisme, le Vaudois, le Nestorianisme, le pataria où les sorciers. Tous se rapprochent les uns les autres sur un concept, une réalité de la religion qu’ils perçoivent différemment de la façon dont l’église leur enseigne. A partir de l’an Mil, c’est le grand réveil de l’hérésie. On dresse des bûchers à Orléans (1022), à Milan (1027), Cambrai (1078), Soissons (1115). L’hérésie est le souci des clercs, mais si l’on en vient aux fondements même de cette dernière, il s’agit aussi d’un combat que mène la société pour acquérir une société plus égalitaire. Une société qui ne soit plus dominée par les chevaliers, les hérétiques rêvent d’une autre église, un monde meilleur et moins corrompu où l’église puisse pardonner à tout le monde. Au Moyen Age, il existait plusieurs genres d’hérésie. Les plus connus étaient les Cathares et les Vaudois et il est peu pertinent de croire que les hérétiques étaient des mécréants. Ils se considéraient eux même plus chrétiens que les clercs et le mot Cathare venu du Grec
«Catharos», signifie «pur». L’hérésie symbolise aussi une sorte de possession mentale et il est vrai que le qualificatif de période superstitieuse n’a été donné au Moyen Age que parce que l’hérésie a fortement existé lors de cette période. Il est d’emblée certain que la peur de l’enfer, l’accaparement de l’homme par toute sorte de viletés démoniaques poussent la personne à être hérétique. En 1200, les Cathares sont les dissidents du Languedoc. Le Catharisme est une religion dualiste. Les Cathares croient qu’étant donné que Dieu est parfait, il ne peut en aucun cas avoir créé le Mal. Aux sources même de cette religion demeure donc l’évidence qu’il existe une autre forme créatrice, «le diable». Les Cathares suscitant beaucoup d’ennuis aux clercs de cette époque, seront combattus par les inquisiteurs. Ceci est d’autant vrai qu’en 1244, Montségur, un principal pôle du catharisme; capitule. L’autre forme d’hérésie durant le Moyen Age sont les pauvres de Lyon. Ce
mouvement appelé, le mouvement vaudois, apparaît en 1170 à Lyon avec un certain Vaudès. Ce mouvement se veut être une interprétation linéaire de la Sainte Bible. Ainsi du fait que le Seigneur préfère le pauvre du riche, Pierre Vaudès, le fondateur du mouvement vaudois vend tous ses biens et choisit la pauvreté. Il trouvera immédiatement des adeptes etils nommeront leur mouvement les «pauvres du Christ. En 1184, le pape condamne les vaudois de schismatique, mais l’Eglise en cette période était confrontée à la dissidence «Cathare», ce qui leur valu peu d’intérêts de sa part. Cependant bien des années plus tard, en 1215, les vaudois sont condamnés d’hérétiques au concile de Latran 4 et les poursuites contre eux ne débuteront qu’aux débuts des années 1230. L’église au Moyen Age combattit l’hérésie en formant une grande vague d’Inquisition. Cette dernière débuta au 13 eme Siècle, et consistait à lutter contre les rebelles au pape et aux princes en leur imposant le repentir, la punition et au cas échéant la mort si ils venaient à récidiver. Le grand pôle de l’Inquisition était la ville car au début du 13 eme Siècle les villes s’agrandissaient et étaient synonymes de péchés. Le monde urbain était vu comme un Univers païen et il fallait le convertir. Cette dure mission inquisitionnelle fut attribuée aux franciscains et aux dominicains. Ils seront alors dans la plupart des villes d’Europe connus comme étant «les frères mendiants», et se comporteront comme des apôtres prêts à reconvertir les dissidents en défendant Dieu et le pouvoir pontife. Cependant l’Inquisition à son tour sera réprimandé et combattu. On dénoncera la corruption qu’elle a suscitée et l’injustice qu’elle engendra. Cette inquisition fut à partie très impopulaire dans tout le royaume de France.
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