PRESENTATION DU LIVRE
Tombouctou n'aurait peut être pas connu une telle renommée ou célébrité sans sa jumelle du Sud, Djenné; et cette dernière serait restée peut être une bourgade sans gloire, sans richesse, si le port de Kabara à Tombouctou n'avait pas existé.
"Timbouctou, où depuis le séjour de ce voyage, vingt-sept ans auparavant, aucun Européen n'avait pénétré ; Timbouctou, le but ardemment désiré de tant d'explorateurs, qui
ont déployé leurs meilleurs forces pour l'atteindre et ont dû y renoncer devant le découragement et les désillusion ; l'antique emporium du commerce soudanien, l'ancienne pépinière des arts et des sciences d'Orient,..." 1
Djenné Djenno, la plus ancienne ville de l'Afrique sub-saharienne, à l’architecture originelle,
est classée parmi les 30 patrimoines de l'humanité par l'UNESCO. Djenné Djenno remonte au IIIè siècle avant J.C. Mais la Djenné dont nous allons traiter dans ce document est celle que René CAILLE a visitée en 1828 donc la Djenné à partir du XIIIè siècle.
Djenné était restée pratiquement exempte de pillages, d'incendies ; de toutes ces catastrophes de l'histoire qui modifiaient si profondément le visage d'une ville et dont Tombouctou ne fut pas épargnée.
Les marchands du Sud y affluaient avec leur plomb, leur ivoire, leurs os, leurs noix de cola et leur laine de mouton. Ils ont construit de grandes pirogues capables de transporter par dizaines de tonnes à la fois, ces produits vers Tombouctou qui drainait le commerce avec le Nord. Ainsi se créa, au moyen âge, une civilisation urbaine raffinée.
Lorsque René CAILLE parvint à Djenné, en 1828, il put constater à loisir la puissance et la beauté de cette ville, fière de sa mosquée, de son commerce et de l'architecture des maisons qui porte témoignage de la fortune et du goût des "Djennèka"
Le choix par nous de faire une étude comparative des deux cités est due à leur complémentarité sur les plans socio-culturels, socio-économique, mais aussi sur le plan historique. Les deux cités ont entretenu dans l'histoire du Mali des liens exemplaires : commerciaux, intellectuels, religieux. Longtemps leur destin fut solidaire, et le déclin de l'une rejaillissait sur la vie de l'autre.
Le livre est reparti en deux parties ; la première partie est subdivisée en 3 chapitres, le 1er
chapitre est reparti en 4 sections, le 2ème chapitre en 2 sections et le 3ème chapitre en 3 sections.
Le 1èr chapitre est consacré à l’Aperçu Géo-Historique de Tombouctou. A ce niveau nous avons traité l’aspect physique de la ville de Tombouctou , dans la
section I nous avons traité des Origines de Tombouctou , section II, nous avons parlé des croyances , section III, dans cette rubrique nous avons traité du peuplement. La section IV est consacrée à l’Habitat et l’Architecture. Le Chapitre II est consacré aux Forces Productives, et les activités économiques sont évoquées à la section I.
La section II développe la position Géostratégique de Tombouctou. Le Chapitre III
traite des Invasions des empires et royaumes, jusqu’à l’intrusion coloniale Française dans Tombouctou. La section I traite des invasions de Tombouctou par les empires et royaumes Africains.
La section II traite de l’invasion de Tombouctou par le Royaume du Maroc. La section III traite quant à elle des Explorateurs qui ont séjourné à Tombouctou ou qui ont tenté de découvrir la ville mystérieuse.
La deuxième partie comporte 3 chapitres, le chapitre I traite du cadre physique et du cadre socio-historique. La section I de 1èr chapitre traite des origines de Djenné. La section II traite des croyances. La section III parle du Peuplement, la section IV traite de l’Habitat et de l’Architecture. Le Chapitre II est consacré aux Forces Productives. La section I de ce chapitre traite des Activités Economiques, la section II nous parle de la Position Géo-stratégique de Djenné. Dans le Chapitre III, il traite de l’invasion de Djenné par les empires, royaumes jusqu’à l’intrusion codernière partie c’est la Conclusion.
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