Un article paru dans le Monde du 8 novembre met en lumière les effets des
images violentes vues à la télé par les très jeunes enfants. L''article porte sur une étude menée par des chercheurs américains, qui aux combles de l''horreur, concluent que ces images de
violence perturbent, effectivement...Il fallait bien dépenser une telle énergie pour apprendre ce que chaque adulte sait déjà. Mais, soyons magnanimes, la parution des résultats a le mérite de remettre ce vaste et grave sujet sur la table de l''évidence. Les jeunes enfants sont otages de leurs parents eux-mêmes otages du système consumériste. On consomme de l''image comme du cassoulet toulousain, encore que le cassoulet soit finalement digéré. Bien souvent - parce que les parents n''ont plus trop le choix dans cette vie professionnelle dévoreuse de temps et d''énergie - les enfants rentrée de l''école, maternelle, élémentaire etc, se trouvent plaqués devant la TV, zapette en main pour les plus dégourdis. Aprés, ce qu''ils voient est enregistré indubitablement de manière désordonnée dans leur
cerveau en formation. C''est tous les soirs l''auberge espagnole. L''
enfant, normalement, vient au monde - dans le monde idéal que représente les pays occidentaux - dans un cocon d''affection. Tout est bonté autour de lui. Puis vient rapidement une attente de la part des parents: l''autonomie de la progéniture... Le temps ces dernières décennies semble s''être contracté, tout doit aller vite... De bonté "innée" (c''est un raccourci), le "bébé" doit affronter des cris, des râles, des combats sanglants ou non, mais des gestes brutaux qui ont une action sur l''autre. Et le cerveau
conditionné imprime sans réserve, sans recul, sans l''ombre d''une hésitation ces phases de vie extraplates. L''enfant ne discerne pas encore, il en est encore très loin, il y a même des adultes qui n''y parviendront jamais. Les responsables des chaînes créée pour les enfants n''ont aucun scrupule à programmer la multitude de séries dont le thème centrale tourne autour du "mythéros", aux capacités meurtrières extraordinaire. L''enfant s''identifie vite, très vite à des personnages inexistants mais pour lui bien réels. Quoi? On s''étonne de la perte des valeurs des ados? Enfin, quelle hypocrisie! La violence est une donnée fondamentale dans la vie d''une personne. Le slogan brocardé par Jean Yann dans le films "Tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil", démontre cyniquement que l''homme préfère la haine à l''amour, tromper qu''affronter la vérité. L''enfant aujourd''hui se coule dans un bain de "rugosité" épidermique dès son plus jeune âge. Par lâcheté, par
abandon familial, par manque de repères chez des parents obsédés par leur propre existence qui "DOIT" être réussie socialement, financièrement. Violence intégrée, violence recrachée...L''immoralité de cette réalité n''est plus perçue comme une valeur inacceptable dans ce monde toujours plus cruel, toujours plus injuste. Qui sème le vent de la violence récolte la tempête d''une plus grande violence, incontrolable. Et l''étude ne porte que sur les images virtuelles impressionnant la rétine des jeunes enfants nés dans un environnement de paix... Que dire alors des enfants nés en pleine guerre? Leurs traumatismes sont d''une plus grande ampleur. Car eux, en plus des images en trois D, perçoivent les odeurs de la guerre, et ça pue! Des générations entières de mômes de tous les continents, armes à la main, vont propager leurs visions de la vie. Autant dire que pour eux, NOTRE vie ne vos pas tripette... En temps de paix, nos enfants ne feront que cracher sur nos souliers, nous bousculer sur les trottoirs, mettre le feux à un bus, voitures, clochard.... Après tout, ce sont eux les vrais
héros de la planète Terre. C''omplice, par complaisance.
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