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Mal au "caillou"...

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Auteur(s) : Nilret
Résumé par : nilret
Visites: 79
mots: 600
Publié le : octobre 23, 2007
En argot, avoir mal au "caillou" signifie avoir mal à la tête. Un mal irréfragable qui frappera les humains et pas seulement, lorsqu''un astéroïde nous tombera dessus à une vitesse vertigineuse. De sa taille dépendra la survie de certaines espèces ou leur extermination... Dans son dernier numéro d''octobre, Science et Vie nous informe que la probabilité d''une telle catastrophe est très forte dans ces prochains temps...Les géo-croiseurs, sorte de caillasse protéiforme, résidus de "poussières" datant de la formation du système solaire, il y a quelques milliards d''années, se baladent depuis dans l''espace selon des trajectoires que les forces de gravité des planètes et du soleil font varier. Il en est de ses bolides qui frôlent ou croisent l''orbite de notre bonne vieille planète. Alors? La collision est inévitable. C''est d''ailleurs la plus grande menace qui pèse sur l''humanité et non pas comme on nous le surine à longueur de temps, la fumée de cigarette, la vitesse des voitures en mouvement, ou la guerre nucléaire (localisée sinon...). Bien illustré par des photos satellites, l''article aligne les catastrophes qui ont ponctué les temps géologiques de la Terre. Le dernier gros impact enregistré sur terre remonte au 30 juin 1908. Dans la Taïga en Sibérie. Il s''agissait d''un grain de sable de 10 mètres de diamètres. Résidus lui-même d''un astéroïde d''une cinquantaine de mètres de diamètres qui avait explosé en haute altitude dans son entrée dans l''atmosphère. Au final, un cratère d''environ 300m et...2000m² de Taïga dévastés. Pour un p''tit grain de sable de rien du tout c''est pas mal du tout. Mais peut mieux faire! Car on peut autant s''attendre à recevoir un mastodonte du genre de celui (taille de 10 km, ça devient un gravier mortel) qui s''est écrasé sur terre il n''y a que 65 millions d''années au Mexique (dans la péninsule du Yucatan). La planète avait vu son climat déréglé (du type hiver nucléaire) et la disparition de 75% des espèces vivantes. Gloups! Et ce baiser mortel à l''échelle cosmique va se reproduire inévitablement (sa dimension réelle échappe à notre entendement, naturellement). Pour le grain de sable, aux dégâts très localisés, dans une fourchette comprise entre 100 et 1000 ans; pour le baiser fougueux à la française, tous les 10 millions d''années. Elle est quand même bien constituée notre planète pour avoir résisté à de tels cataclysmes. Quand on pense à ces footballeurs qui se vautrent sur le sol de douleurs pour avoir été caressé d''un peu prés par un adversaire, on peut en déduire que l''homme n''est pas aussi doué pour survivre dans cet univers sans compassion. On devrait en prendre soin de notre planète bleue que les peuples résidents de la Voie Lactée immanquablement nous envient,... Mais surtout méditer sur ses cicatrices encore ouvertes, qui sont autant de blessures nous permettant une prise de conscience de notre fragilité elle même si éphémère. Alors restons aussi craintifs que nos ancêtres les Gaulois qui en l''absence d''instruments scientifiques pour mesurer le danger, faisaient confiance à leur instinct de survie pour en mesure au moins l''aune. Et là, le curseur biologique était   positionné sur "alerte permanente". Des siècles de progrès plus tard, disons au XXIè siècle, l''homme a même oublié qu''il en possédait un, curseur. Tous à vos lunettes pour voir fondre sur nous le gros caillou qui tue, et pas de panique, tout le monde, sans exception, aura son billet pour assister au spectacle!
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