De l’esprit
Spinoza aborde dans cette deuxième partie ce qui a du suivre de l’essence de Dieu. Etant donné qu’une infinité de choses ont du suivre de l’essence de Dieu, Spinoza se concentre sur celles qui nous conduisent à la
connaissance de l’esprit humain.
Ici, comme dans la première partie, la structure
est la suivante : définitions, axiomes et propositions.
Voici les trois définitions exposées par Spinoza :
Corps : « une manière qui exprime,…, l’essence de Dieu en tant qu’on le considère comme une chose étendue ».
Appartenir à l’essence d’une chose : « ce dont la présence pose nécessairement la chose et dont la suppression supprime nécessairement la chose».
Idée : « un concept de l’esprit », l’esprit étant une chose pensante.
Idée adéquate : idée qui a « toute les propriétés ou dénominations de l’idée vraie ».
Durée : « continuation indéfinie de l’exister ».
Réalité : perfection
Choses singulières : « choses qui sont finies et qui ont une existence déterminée ».
Il nous semble ici important de parler de ces axiomes. Il établit qu’un homme peut ou non exister, que l’homme pense et pour qu’il y ait manière de penser, il faut un objet pensé. Sans quoi il n’y a que l’idée mais pas la manière de penser. L’homme sent qu’un corps est affecté de diverses manières et il ne peut rien percevoir de singulier que le corps et les manières de penser.
Dans les propositions, Spinoza nous donne d’abord quelques indications sur le penser de Dieu. Il en vient par la suite, à partir de la proposition 10 à traiter de l’homme et de son esprit. Il va donner quelques explications sur le mode de fonctionnement de l’Esprit humain. C’est ainsi qu’il explique à la proposition 12 que si l’objet de l’idée de l’esprit est un corps, il ne peut y avoir de modification de ce corps sans que cela ne soit perçu par l’Esprit. On remarque que Spinoza fait ici, en de nombreuses reprises, référence au corps. Il y a, par exemple de nombreuses propositions qui traitent de la connaissance que l’esprit peut avoir du corps. Ensuite il aborde le problème de la fausseté ou de la vérité des Idées. Il précise, par exemple, à la proposition 41 que la fausseté ne peut provenir que du premier genre de connaissance. C’est donc (proposition 42) grâce au second et troisième genre de connaissance que nous pouvons discerner le vrai du faux. Il y a également des propositions qui traitent de la connaissance que nous pouvons avoir de Dieu. La proposition 47 dit que « l’esprit humain a la connaissance adéquate de l’essence éternelle et infinie de Dieu ». Enfin, Spinoza aborde la question de la volonté de l’Esprit, dans le sens où la volonté de celui-ci n’est pas absolue.
<1> Par contre l’Esprit peut s’orienter vers ce qui augmente la puissance d’agir du corps et fuir ce qui la diminue.
<2> Il faut savoir qu’il en définit 48.
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