• S'inscrire
  • ‎Qu'est-ce que Shvoong ?‎
  • S'identifier
    S'identifier
    Mémoriser mon nom d'utilisateur Mot de passe oublié ?

Résumez la connaissance humaine sur Shvoong

.

Accueil Shvoong>Arts & Lettres>des affects -ethique

.

des affects -ethique

par : Julie Marie Duro    

Auteur(s): spinoza
Des affects
Dans la préface, Spinoza explique que beaucoup de penseurs ont présenté l’homme en dehors de la nature
et non pas comme suivant l’ordre de la nature. C’est ainsi qu’ils sont parvenus à formuler des phrases telle que « l’homme est un empire dans un empire ». Il souligne également que la question des affects est souvent négligée et se défend de traiter celle-ci selon l’aspect géométrique.
Définitions données pour cette 3ème partie de l’Ethique:
Cause adéquate : « celle dont l’effet peut se percevoir clairement et distinctement par elle ».
Nous agissons : quand nous sommes la cause adéquate de quelque chose.
Nous pâtissons : quand il se fait en nous quelque chose dont nous ne sommes pas la cause.
Affect : « les affections du corps » et « les idées de ces affections »
Essayons de voir comment il est possible d’organiser les 59 propositions énoncées par Spinoza. Il commence à la proposition 2 à énoncer le fait que le corps ne peut pousser l’ esprit à penser et l’esprit ne peut pousser le corps à se mouvoir<1>. Par rapport aux idées adéquates ou inadéquates il indique que les premières engendrent des actions et les secondent des passions. Apres quoi, il aborde la question de la persévérance en son être ou la destruction d’une chose. A la proposition 10, il dit : «Une idée qui exclut l’existence de notre corps ne peut se trouver dans notre Esprit, mais lui est contraire ». Il n’est pas possible de nier le corps, et l’Esprit se doit même d’imaginer ce qui pourrait augmenter la « puissance d’agir du corps ».
Il en vient, à partir de la proposition 15 aux affects (ou du moins aux émotions). C’est ainsi qu’il aborde, par exemple, le fait que certaines choses (ou même leur image) peuvent provoquer en nous à la fois de l’amour et de la haine. L’imagination à ici un rôle à jouer. Il explique ainsi, par exemple, à la proposition 22 que si nous imaginons que quelqu’un aime ce que nous aimons, nous seront affectés d’amour à son égard, et vice versa. Nous nous efforçons de promouvoir ce qui peut nous couvrir de joie et de fuir ce qui nous ferait sombrer dans la tristesse. Il y a aussi déployé dans cette partie de l’ouvrage l’idée d’une comparaison avec les autres hommes. La proposition 32 (entre autres) semble évoquer la jalousie.
Spinoza énonce toute une série de loi qui unissent la chose aimée ou détestée à l’homme. Par exemple, il énonce le fait que l’on cherche souvent à faire du tord à ceux qu’on aime pas. A la proposition 58, Spinoza exprime le fait que si la Joie et le Désir sont des passions, il y a des affects qui se « rapportent à nous en tant que nous agissons ». Ces affects sont toujours liés à la joie ou au plaisir.
Après avoir énoncé toute une série de propositions, Spinoza en vient à une définition des affects. Il ne nous apparaît pas comme nécessaire, de développer ici tous les affects décrits par Spinoza<2>. Nous nous contenterons donc d’en citer quelques un : le désir (qui est l’essence même de l’homme), la joie, la tristesse, l’admiration, la mésestime, l’amour, … Après quoi, il nous donne une définition générale des affects : « l’affect, qu’on dit une passion de l’âme, est une idée confuse, par laquelle l’Esprit affirme une force d’exister de son corps, ou d’une partie de son corps, plus grande ou moindre qu’auparavant, et dont la présence détermine l’Esprit lui-même à penser à ceci plutôt qu’à cela ».
<1> Par contre l’Esprit peut s’orienter vers ce qui augmente la puissance d’agir du corps et fuir ce qui la diminue.
<2> Il faut savoir qu’il en définit 48.
Publié le : mars 07, 2006
Veuillez noter ce résumé : 1 2 3 4 5

Bookmark & share this post

.