Notre saint Firmin n'a rien à voir avec celui qui est fêté le 25 septembre et à qui sont attribués les dictons connus. Le
nôtre est troisième évêque d'Uzès en 553. Il avit, dit-on, 22 ans quand il fut élu et mourra à 37 ans. On sait très peu de chose sur cet homme, qui pourtant participa à trois conciles, dont celui de Paris en 552. Il collabore à la rédaction d'une règle pour les moniales et, de disciple, devient l'ami du grand saint Césaire d'Arles dont il rédige la biographie. En 554, un certain Arator écrit un grand éloge de cet évêque encore vivant: "Pontife, maître en religion, qui peut enseigner les dogmes à son peuple et dont la célébrité parvient jusqu'en Italie". Bref, un pasteur exemplaire qui fait bien son travail, sans scandale et sans tiédeur.
Ce prénom a été, depuis le XIXème siècle, celui des domestiques, au théâtre et dans les maisons bourgeoises. En Angleterre, Firmin est le nom du Grand Aboyeur royal depuis 1780. Ethymologie du nom: du latin "firmus" qui signifie ferme. Les chrétiens vont chérir ce prénom car pour eux, être "ferme dans la foi" était une qualité spirituelle, surtout dans les persécutions.