Un conflit international n’a laissé après lui que peu de survivants. Tandis que certains tentent de reconstruire un semblant d’humanité, des hordes sauvages se regroupent et contrôlent de vastes secteurs dans lesquels la terreur et la mort règnent en maître.
Dans ce malstrom de pourriture, le commun des mortels est brisé. Des hommes comme Max, Max le guerrier, qui, dans un coup d’accélérateur avait tout perdu, errait sans but sur ces terres désolées. C’est ici qu’il réapprit à vivre…
Au volant de son « Interceptor », souvenir d’une autre époque (Voir Mad Max), Max recherche du carburant. Tandis qu’il sillonne ce territoire désertique, il est attaqué par des Pirates de la route. Avec une dextérité qui lui est propre , il se débarrasse de ces flibustiers et récupère le carburant des véhicules qu’il a mis hors course, toisé par Wez, l’un des poursuivants qui a réussi à lui échapper. Max repart, toujours en quête de ce fameux liquide qui permet à son véhicule de rouler. Il découvre une drôle de machine, sorte d’hélicoptère monoplace. Il stoppe et veut vérifier le contenu du réservoir, mais jaillissant de terre comme un génie de sa lampe, « Gyro Captain » fait son apparition, une arbalète à la main. Lui aussi est en quête de carburant et en voyant le V8 de Max, il jubile. Max reprend rapidement le contrôle de la situation de manière musclée mais Gyro Captain lui avoue une chose peu admissible. Là-bas, à quelques kilomètres, existe une raffinerie qui pompe jours et nuits, des milliers de litres!
Max contraint son hôte de l’accompagner et ils se retrouvent sur le sommet d’une colline qui surplombe une sorte de fortin cerné d’un fossé au milieu duquel s’élève une énorme pompe ! Une citerne trône juste à côté. Ils sont une trentaine à défendre l’or noir, tandis qu'autour, des sauvages harnachés de façon étrange, cuir, acier, plumes et charroyer dans des véhicules sordides, les attaquent sans cesse.
Max reste en observation lorsqu’un matin, pour une raison qu’il ne connaît pas encore, les assiégés tentent une percée. Plusieurs véhicules quittent le fort et foncent dans différentes directions. Ils sont pris en chasse et promptement rattrapés par les sauvages. Max a repéré un véhicule qui s’est isolé derrière la colline, celui-ci vient de se retourner et les pirates s’acharnent les deux occupants. L’un d’eux est cloué sur une voiture par des traits d’arbalète et assiste au viol et à la mise à mort de celle qui l’accompagnait. Leur forfait accompli, les bandits disparaissent, ce qui permet à Max venir rapidement porter secours à la victimes agonisante et de la ramener jusqu’au fortin. On le laisse pénétrer, mais Nathan, à qui il vient d’apporter son aide dans le seul but de pouvoir récupérer du carburant, meurt. Pour Pappagallo, qui semble le responsable et pour ces pionniers d’un nouveau monde qui ne cherchent qu’à s’enfuir de ces terres damnées, Max leur apparaît comme les autres là, dehors. C’est un parasite, un trafiquant de chair humaine… ils décident donc de s’en débarrasser. Mais au même instant, la horde sauvage vient se planter devant le fort. Liés et écartelés, bien exposés sur les véhicules, les malheureux rescapés de la percée attendent leur sort. Le chef du territoire, le Seigneur Humungus, s’adresse aux assiégés de sa voix grave: « Vous m’avez à nouveau forcé à lâcher mes Chiens de Guerre !... Vous avez envoyer vos éclaireurs à la recherche d’un véhicule assez puissant pour tracter votre citerne... quel plan ridicule… »
Sur son chemin, Max a remarqué non loin de là, un tracteur qui pourrait satisfaire les espérances de Pappagallo et des siens. Il fait un deal avec la communauté et part chercher le véhicule. C’est avec l’aide de Gyro Captain, qu’il retrouve dans le désert, que Max parvient à récupérer l’engin et à le ramener jusqu’à la place forte. Il traverse à tombeaux ouverts le camp des Chiens de Guerre qui essaient de l’intercepter, certains, dont Wez, profitent même de l’ouverture du fort afin de permettre l’entrée du camion, pour pénétrer dans l’enceinte, mais, épaulés par Max, les pionniers refoulent l’assaut. Max est brusquement monté dans l’estime des pionniers, c’est un fameux conducteur et un sacré guerrier… mais il s’en moque et malgré l’insistance collégiale, Le Guerrier de la Route refuse de rester. Il prend tout le carburant que son véhicule est capable de transporter et abandonne la raffinerie à son sort.
Cela fait deux fois que Max se joue ouvertement de Wez et le Chien de Guerre ne peut pas laisser passer de tels affronts. Avec quelques acolytes, il désobéit à Humungus prend l’Interceptor en chasse. A la suite d’une chute dans une ravine, le véhicule de Max explose et celui-ci est laissé pour mort. Une fois encore, c’est Gyro Captain et son drôle d’engin qui lui viennent en aide et ramènent Max au sein du groupe de pionniers où il est succinctement soigné et malgré ses blessures, Max insiste pour conduire la citerne.
L’heure « H » est arrivée, les véhicules jaillissent du fort et prennent des directions opposées. La cible principale, la citerne, bien entendu. Max va devoir faire preuve d’une immense dextérité s’il veut parvenir à ses fins car Humungus, Wez et tous les autres Chiens de Guerre sont déterminés en ce qui concerne son avenir.
Ce western du type apocalyptique est, à mon avis une belle réussite et une suite logique du premier Mad Max !