Cette
nouvelle à propos d’un homme qui perd son
nez est très divertissante.
L’histoire commence avec Ivan Yakovlevich
découvrant un nez dans son pain lors
de son petit-déjeuner. Sa femme, très autoritaire, le harcèle pour
qu’il quitte
la maison. Ivan
est un barbier médiocre et un ivrogne reconnu. Sa première
tâche de la journée est de se débarrasser du nez. Il essaie de le jeter de sa
poche comme il le ferait d’un mouchoir mais il est rattrapé par un policier. Il
finit donc par le laisser tomber dans la Néva. Le reste de la scène est obsurci
par la brume, le lecteur n’a donc aucun moyen de savoir ce qui se passe.
Pendant
ce temps, l’assesseur de collège Koliakov se rend compte qu’il a perdu son nez.
Ce nez est un grand atout de sa personne selon lui, car il ne peut convaincre
aucunes demoiselles de l’accompagner chez lui alors qu’il n’a plus de nez! Il
finit par tomber sur son nez habillé en Conseiller d’Etat et décide de le
suivre dans une église. Koliakov tente de se confronter à la partie du visage
qui lui appartenait encore la veille, mais le nez n’a pas l’air de comprendre
de quoi il s’agit… Paniqué, il décide de placer une annonce pour récuperer son
nez dans le journal. Il va même jusqu’à offrir une recompense pour quiconque
retrouvera le-dit nez. Le journal refuse de croire à cette histoire loufoque.
Il en va de même pour la police qui ne peut croire qu’un nez se soit enfui et
soit en train de parader en tant que Conseiller d’Etat. Il rentre donc à la
maison bredouille.
C’est
alors que l’officier de police qui avait parlé à Ivan arrive chez Koliakov. Il
lui explique qu’on a trouvé le nez. Après avoir expliquer comment, il remet le
nez à l’assesseur de collège. Puis Koliakov essaie de remettre le nez en place
mais sans succès. Il appelle un docteur mais ce dernier refuse de faire quoi
que ce soit. Il écrit alors à la mère d’une amie, et lui ordonne de remettre
son nez à sa place, car il est convaincu que c’est elle qui, utilisant des
tours de sorcellerie, a fait tomber son nez. Le narrateur finit l’histoire en
expliquant que de drôle de choses arrivent parfois et même si cela paraît
difficile à croire, c’est la stricte vérité.