Le
Meilleur des
Mondes est un ouvrage incontournable pour comprendre les tendances de la tradition utopique occidentale : l''obsession de la transparence, la subordination absolue de l''individu à l''état et peut-être plus : la tentation de la manipulation génétique sur l''
homme pour "rendre le monde meilleur".
Dans le futur, le clonage a permis la séparation des hommes en différentes classes socio-professionnelles, des Alphas, les dirigeants, aux Epsilon, les subalternes. Ils sont conditionné depuis la forme de foetus pour s''intégrer dans la société à une place prédéfinie. L''endoctrinement subit les convainct qu''il vivent dans le meilleur des mondes, et toute déprime est traité par le Soma, la pillule du bonheur qui n''est en fait qu''une drogue anxiolytique et un contraceptif imposé. La société valorise la consomation, le plaisir. Les enfants ne sont plus fabriqués de manière naturelle, mais de manière artificielle et selon les besoins dans des "éprouvettes". Les valeurs familliales, la religion et l''attachement sont prohibées.
Sorti d''une
réserve, John "le sauvage" se retrouve projeté dans cet univers et confronté à ses absurdités. Au fil de ses rencontres, depuis Bernard Marx, qui l''a sortit de la réserve indienne où il vivait avec sa
mère, à Lenina Crowne, une jeune béta qui s''attache à lui, ou Mustapha Menier, l''homme le plus important de cette socièté, et aussi par l''observation de sa propre mère, Linda, John finira par rejeter cette socièté. L''intrigue mène à un dénoument tragique, qui n''est que le résulat de l''opposition de deux société : la notre, basée sur la christianisme, la moralité, et une société de consommation aspetisée, dictatoriale. On peut se demander en lisant ce livre si Aldous Huxley ne nous révèle pas l''évolution futur de nos sociètés, basées de plus en plus sur la consomation et le plaisir personnel.
Cette contre-
utopie pousse jusqu''au bout les thèmes de l''univers utopique : la destruction de tout individualisme : l''homme nouveau n''existant plus en tant que personne humaine, il n''est plus qu''un infime maillon de l’état, la désintégration de la cellule familiale, le pouvoir centralisé et autoritaire, l’utilisation dévoyée de la
science, de la technique, dans un conditionnement social, dans des manipulations génétiques.
Un livre bouleversant qui pointe du doigt les dérives possibles de la société en montrant un univers futuriste angoissant. L’utopie n''est plus une simple chimère inoffensive mais une vue de l''esprit risquée, menaçant à tout moment de déraper dans le réel et d''engendrer un enfer totalitaire.
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