Sara est une jeune journaliste. Elle vient d'être engagée par Galaxy-Hebdo. Avec elle, le lecteur découvre un univers qui
ne vit que pour la recherche d'informations qui feront sensation.
L'ambiance du début est assez étrange. D'abord, le siège de Galaxy-Hebdo se situe dans un building à l'écart de la ville. La route qui y mène semble n'exister que pour les besoins du journal. Quand Sara y passe, elle découvre un cadavre dans une voiture sur le bas-côté. Il y a eu un assassinat ! Dès qu'elle arrive à destination, elle tente d'alerter les responsables en pensant qu'elle tient son premier scoop. Or, tout le monde dédaigne son histoire et elle se trouve happée par la recherche du "vrai scoop" l'information plus ou moins futile de dernière minute concernant une personne connue. Ainsi, Galaxy-Hebdo traque littéralement depuis plusieurs mois John Michael Mercer, vedette du feuilleton télé à la mode.
Le patron de Galaxy-Hebdo est un personnage particulièrement extravagant et il fait régner dans la rédaction un climat où chacun doit rivaliser d'astuce pour obtenir la publication d'un article, tout en se pliant à des règles absurdes (les bureaux n'existent que sous la forme de traces marquées au sol qu'il ne faut pas franchir : ça fait penser au film "Dogville" de Lars von Trier).
Sara fait son possible pour s'intégrer à son équipe, tout en cherchant à mener sa propre
enquête sur ce meurtre bizarre qui la titille puisque, lorsqu'elle est retournée sur les lieux, il ne restait nulle trace de ce qu'elle se souvient avoir vu. Nulle trace non plus dans les hôpitaux, à la police, etc. Serait-ce possible qu'un membre de Galaxy-Hebdo soit mêlé à cette affaire ?
Autant dire que je préfère les aventures de Dortmunder, autre personnage récurent de Westlake. Mais c'est une question de goût. Ici, on est effaré des partiques des journalistes de la presse à scandales. On peut espérer que la fiction dépasse la réalité, quoi qu'on puisse en douter quand on sait quel genre d'articles ils sont capables de publier. Il faut bien trouver quelqu'un pour les imaginer, les rédiger et tenter de trouver la matière pour les remplir. Tout cela peut prêter à sourire, peut-être plus particulièrement si on connaît bien ce genre de publications.