Du nord au sud, lapluie d'automne étonne les oiseaux. Sur un sentier, peu clair,ce solitaire n'a pas peur du nuage monstrueux,
qui déverse sonchagrin. Sa marche
est tranquille, sous le couvert de ses pas quinarrent ses habitudes, des flics floc sur les flaques.Qui est cet hommequi balade son haut de forme, sa canne?De la ville à lacampagne, cette personne, au costume sombre cherche son chemin:celui de demain, et celui à venir. Les marins qui volent,inondent de cris stridents sa route. Celle qui éloigne desdoutes, avenir!L'homme innocent promènel'insolence de son imperméable, aucun ciel en colère neperce ce costume increvable. Incroyables ces êtres quimaîtrisent les vents contraires, et peu importe leursprovenances, que les vents soient d'est ou d'ouest, les oiseauxmarins circulent et planent sans efforts apparent, juste lessquelettes trempés. Cette silhouette au passécomposé, cherche au coeur de cette trouble atmosphère,son flot de lumière. Sa raison d'être!Il se parle de ses îles, celleque l'on devine derrière les maisons. Horizon incertain, ilpense à ce voile aperçu, à elle, qui a fuit, cecruel abandon. Son soleil est lointain, et ce matin, il exprime sapeine à se lever, sortir du vide absolu de ce gris, au teintvieux. La pluie traverse sa route, lui, son bleu estailleurs, dans cette partie sombre assassine, qui conduit sa peine.Par son absence, elle a violé son innocence, et lui ils'en balance. La ballade de sa voix amuse le ciel et enreconnaissance, il pleure pour lui.