AbsurditéEtrange balancier que celui de la Vie,Qui tantôt tout sourire te propulse sur les cimesPour mieux le lendemain faire goûter les abîmes.Tu crois en être le maître, Elle impose ses habits.C’est contre cette tourmente qu’il faut sans cesse lutterPour ne pas être soufflé, fêtu de paille léger,Vers des rives ingrates aux falaises à vifQui déchire
ton âme comme un fragile esquif.Entre deux bourrasques fait son entrée ta quêteQui corrode ton cerveau par ses questions obscuresA trait à l’existence et à sa démesure.Dans cette absurdité, seuls vivent les poètes.Accablant mouvement, étourdissant manègeQue le lit de la Vie qui couche tes attentes.Misérable naufragé, de deviner, tu tentes,Le mystère primordial : qui suis-je, ou vais-je ?
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