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Il pleut !

par : PhilippeCERF    

Auteur(s): CERF Philippe
Il pleut subitement sublimement en mon cœur.
Comme il saigne en d’autres lieux autrement, ailleurs.
Il est ce jour
plaisir superficiel, amertume plus profonde.
Comme hier, le plaisir démodé; aujourd’hui, le déplaisir est immonde.
Que la scène insipide et fade de ma durée,
A l’infini devienne beauté et merveille.
Qu’en toi, que je n’ose nommer, mon image a perduré
Qu’en toi, en un mot indicible, imprononçable, s’émerveille.
Il est un rythme insensé, troublé et fou.
Il est un fou qui dans le temps se “ temps “.
De ce temps, que l’on ne peut voir et entrevoir quelque instant que flou.
De ce fou, je n’ai vu et entraperçu de lui que l’espace si court d’un si long temps.
Le ciel se veut témoin infiniment éternellement de toi, beauté
Loin de moi, à l’unisson de nos âmes ton souvenir me harcèle
Même cependant, et pourtant, si l’espace d’un instant, me traverse l’amitié.
Loin de toi, esseulé, perdu et hagard, j’ai rêvé à ce que rien ne se révèle
Invincible armure, destrier des temps modernes indestructible, incommensurable désir,
L’autre connu et reconnu fera que l’un aimant cèdera précisément, simplement.
Au devant de ce que l’éternité a d’intemporellement perceptible,
En un lieu indéfini au milieu de ces astres imparfaits fait qu’aujourd’hui n’existe : “ haïr “
Immodérément, incorrectement, je t’aime comme un fou, superbement comme le fou.
Fou du désir inavoué, inassouvi de toi, fou inconsidérément de ta pureté.
Tu es si à moi, tu es si en moi, que je te veux pouvoir par de simples mots, enfanter.
L’enfant conçu en toute sauvagerie animale, né de notre idylle ne pourra être que beauté.
Ô mon âme enchantée, ô mon âme éthérisée, ô mon cœur j’ai tant pleuré, ô mon cœur chahuté.
A l’éternité devant l’infinie sagesse, je ne sais que crier, que hurler, que dire.
A la mort, qui n’est qu’un stade de la vie, j’affirme : « D’accord, prends-moi ! »
Mais alors également qu’elle m’accompagne, prends la, prends nous sans effroi.
Ose, oui, ose, oui, viens et ose, qui de mon amour entends-tu dire ?
Entendue, perçue, écoutée d’une oreille légère, indiscrète.
Ma plus belle proclamation, ma plus éternelle déclaration secrète.
Ma mauvaise, mon épouvantable, ma tendre et cependant ma désespérée vie, je t’aime.
Publié le : octobre 19, 2009
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