Il faisait déjà nuit lorsqu’il se réveilla dans une pièce aux tapis brulés par les magots de cigarettes. Les murs, autrefois
blanc comme neige étaient aujourd’hui jaunies par la fumée de son désespoir.
Il avait autrefois aimer à s’en arracher les yeux, mais ces moments étaient maintenant une simple page d’histoire. Maintenant aveuglé par un lointain amour dont il ne s’en remit jamais, il tentait de recouvrer la vue. Certe il voyait encore, mais tout ce qu’il voyait n’était que différentes teintes grisatres qui parfois se rapprochaient du noir sans jamais atteindre cet
absolu.
Ô qu’il aimait cet absolu. Il en rêvait chaques nuit en fermant les yeux au moment de s’endormir. Impossible de définir son amour pour le réconfort que ce silence visuel lui procurait. Il savourait chaques fois cette transition entre le réel et l’imaginaire.
Lorsqu’enfin il s’endormait, il retrouvait toutes ces couleurs oubliées. Le rouge de la
passion, le bleu de l’évasion et toutes les autres émotions que la réalité lui cachait dans son état d’éveil. Il rêvait d’un amour, un amour dont il n’aurait pu qu’en rêver. Puis il se réveillait ayant oublier qu’un instant il dévorait avec passion le fruit de la tentation.